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Il n’est pas si fréquent de voir à Paris des Djs (et compositeurs) drum&bass aussi réputés que Photek et Grooverider. On se précipite donc au Rex par curiosité, aussi avide d’écouter que de danser… Passons sur DJ Gilb’R, toujours là quand il faut et toujours aussi mauvais… Un rouquin se pointe derrière les platines : Photek prend le contrôle des évènements. Malheureusement, il le perd assez vite et nous avec. Au bout d’un set d’environ une heure pendant lequel il se contente de passer ses disques en mixant du bout des doigts quelques sombres objets sonores, une chose semble sûre : Photek est moins bon Dj que compositeur et sa musique, bien que dansable, se prête plus à une écoute attentive à la maison qu’à l’ambiance d’un club surchauffé. Relative déception des danseurs -et je ne vous parle pas de celle des trainspotters : circulez, rien à voir.
Vient le tour de « celui qui chevauche le groove » (rien de moins) : impressionnant dans son tee-shirt noir à paillettes et tout sourire, Grooverider (qui vient de sortir un album plutôt funky) commence son set par 5 minutes de jazz, histoire de mettre les choses au point (ou juste de faire une intro). Et puis ça commence. Et ça ne s’arrête plus. Ça tape fort et sec, le groove est froid et martial -très Dark Vador si on veut. Là, le Rex s’enflamme, s’embrume et les tee-shirts se mouillent. Avec bonne humeur et même quelques plantages bien foireux, Grooverider maintiendra la pression jusqu’au bout. Une bonne soirée, très mâle au demeurant (comme dirait Patrick Juvet : « Où sont les femmes ? »).

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