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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2010
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On ne l'a que trop bien compris depuis Little miss sunshine et Vampire Weekend dans toutes les comédies romantiques : l'indie rock est le nouveau mainstream. Prenez les Dirty Projectors de Dave Longstreth : si, contrairement à nos estimations, ils n'ont pas tout à fait péter la baraque avec le somptueux Bitte orca, il ne se passe pas un mois sans que les chanteuses Amber Coffman ou Angel Deradoorian ne participent à un disque qui n'a presque rien à voir avec l'indie (derniers en date, The Roots ou Rusko). De son côté, Björk n'a plus rien à voir avec l'indie depuis des lustres, et ce n'est pas ses ponts d'or tendus à Matmos ou Zeena Parkins qui nous feront changer d'avis à son sujet. On était donc initialement pas tout à fait ravis de la sortie (mûrement préparée depuis au moins un an) de Mount wittenberg orca, sept titres heureusement emballés pour la bonne cause (la National Geographic Society et les baleines) et dispo depuis hier via ce site. On vous laisse constater par vous-même si le jeu en valait la chandelle avec l'acappella All We Are. De notre côté, on trouve ça toujours désagréable d'entendre l'aristocratie branchée s'encanailler, on n'en peut plus d'entendre Björk chanter la même phrase musicale depuis quinze ans, mais on trouve aussi que la compo de Longstreth est limite à tomber.
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