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Voilà un disque qui va perturber les constipés du bulbe, c’est sûr. Je ne connais pas les principaux protagonistes de cette affaire, mais il est certain qu’ils ont envie de bousculer certains schémas préétablis, d’enfouir certaines certitudes fort rassurantes et ronronnantes. De l’humour, ils en débordent, de la volonté d’ouvrir les oreilles et les hémisphères cérébraux de leurs auditeurs, point de doute qu’ils en débordent. Qu’ils aient signé avec un label catalogué jazz, voilà qui pourrait surprendre, favorablement s’entend. Merci à Vincent Mahey d’avoir produit ces olibrius, ces zigotos de génie qui s’adjoignent sans frémir la présence de Médéric Collignon, le fou qui chante des années 2000, et Elise Caron. Bon, ça c’est pour rassurer ceux qui cherchent des repères. Les autres n’en ont cure. Guitare hard, samples divers -dont le remarquable dégueulis de Peter Steel, ex-leader de Carnivore, actuel de Type O’ Negative- il est certain que l’avenir du jazz a un pseudopode là-dedans. Il me tarde de voir cette troupe en concert. Si vous ne portez pas d’œillères, prêtez leur une oreille attentive.

1) Les p’tits reptils – 2) Strong man – 3) Bombix dé-cadences – 4) Trombinoscope – 5) A vot’ bon cœur – 6) Commandante Pipé – 7) La nouvelle vague – 8) Horror punch-in-out – 9) Pôvre petit oiseau – 10) Exigus system – 11) La chanson des amis

Phil  » Reptil  » Etienne (g), Flô Silve (b), Mâ-Thaï Simson (d) avec Jean-Frédéric Etienne, Méderic Collignon, Daddid Aubaile, Thomas Ostrowiecki, Anne Fabre dit Garrus, Elise Caron, Mikaèl Joussein, Steph Quentin, Christophe Monniot

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