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Attention, chef d’œuvre. Le pianiste flamand, qui déclarait en 1973 « être moins influencé par Cecil Taylor que par le carillon d’Anvers », a rarement fait preuve d’une plus grande maîtrise musicale que celle qu’il affiche actuellement. Comme si, années aidant, son propos, désormais plus condensé que jamais, avait dès lors fini par aller à l’essentiel. Ce dont témoigne ce récital solo enregistré en janvier 1998 aux Instants Chavirés. Soit près de deux heures de déferlantes ou fulgurances dont chacun des répits qui ci et là les ponctuent annonce la suivante. Flux et reflux. Succession de vagues qui, en se retirant, se nourrissent les unes les autres. Une dynamique du phrasé, une puissance sonore et une diversité de timbres aussi stupéfiantes qu’est rigoureux le découpage rythmique ou articulation de l’énoncé dont la parfaite lisibilité participe de la densité du tout.

1) Dérive (Fred Van Hove) – 2) Ruwe ruimte (Fred Van Hove)

Fred Van Hove (p)
Enregistré les 15 et 16 janvier 1998 aux « Instants Chavirés » à Montreuil sous Bois (France)

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