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sur 5

Voici enfin réédité sur Falkinn, l’obscur label islandais qui avait sorti le disque à l’origine, le tout premier album de Björk sous son propre nom -même si elle avait déjà, auparavant, participé à d’autres disques ou compilations. Il faut tout de même préciser que cet album avait atteint, sur le marché du disque de collection, une cote hors de raison : 350 Livres anglaises, soir 3 500 F de chez nous ! De quoi faire réfléchir d’éventuels acheteurs -si tant est qu’ils le trouvent-, qui désormais, peuvent se faire une idée avec ce CD. Nul doute que l’écoute de cet album devrait les faire changer d’avis quant à leurs velléités de casser la tirelire pour l’original. En cinéma, on dirait un navet, ici on parlera de nullité. Accompagnée de musiciens de studio qui ont des têtes de voleurs de poules, la gamine -à l’époque- s’époumone en vain. Comme on est bon prince, on sauvera du naufrage le premier titre, Arabadrengurinn, sorte de disco Coeur Caraïbes que l’on peut prendre néanmoins soin d’écouter au douzième degré. Idéal pour jouer au jeu des devinettes avec ses amis. Attendez-vous cependant à vous faire traiter d’affreux snob. Pour le reste, se taire est encore ce qu’il y de mieux. Vous aurez peut-être des envies de meurtre en écoutant le Charlie Oleg de carnaval qui sévit un peu partout sur le disque.

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