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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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L'amateur de sensations fortes, de robots et de SFX sait que c'est dans la densité et les toutes petites échelles que le coeur du Malin s'exprime en plein ; ça tombe bien pour lui, Ben Jacobs a.k.a. Max Tundra sort "Parallax error beheads you", excellent troisième album.
Stones Throw ressuscite l'une des scènes les plus moquées du hip-hop des années 1980 : l'electro-funk de Los Angeles, en la personne du NWA que tout le monde a oublié, KR Nazel alias The Arabian Prince. Portrait du moins légendaire des Niggaz Wit Attitude.
Soyez prévenus d'emblée : l'auteur de cette chronique est totalement partial, et vous ne pouvez placer aucune confiance dans l'enthousiasme immodéré qu'il va afficher ci-après à l'endroit de ce "Live in Leipzig"...
Née sur les cendres de Mr Bungle, Secret Chiefs 3 est une formation unique, big band à géométrie variable dont les disques autant que les (rares) concerts sont attendus comme le Messie par leurs adeptes, de plus en plus nombreux. Ca tombe bien, leur dernier album vient de sortir. Chronique + portrait.
Passionnant "For" où John Hollenbeck et sa bande créent une mixture improbable et obsédante qu'on serait volontier tenté d'attribuer à une rencontre entre Steve Reich, le Tin Hat Trio et un groupe de jazz new-yorkais issu de la galaxie Knitting Factory.
Manifeste electro-pop du "raccordement de nerfs" opéré sur le dancefloor, "Nights out", premier album des anglais hypés Metronomy, impose ses routines métrées et acides au corps du danseur décapité. On n'aura jamais autant aimé devenir un robot. Adolescents Electroniques.
Après trois albums forgés dans le sillon de Sonic Youth et Radiohead, le moins connus des groupes belges qui comptent arrête le pop-rock. Ce chant du cygne s'appelle Ryunosuke, un quatrième album plus lumineux que le spleen modèle de son prédécesseur. Parlons-en avec le leader du quatuor.
Un mois avant sa mort accidentelle en juin dernier, Esbjörn Svensson rendait les bandes de "Leucocyte", qui restera le dernier disque du trio EST. Un splendide testament involontaire qui, plus expérimental que jamais, laissait augurer des nouvelles pistes sur lesquelles lorgnait le trio.
Le rappeur-producteur connecté du moment se nomme Roi Heenok. Avec un buzz démarré en trombe en 2003 sur Internet, le Roi québécois renouvelle profondément les formes d'investigation de la langue française via son "rap mongol" et ses armes de propagande verbalement désaxées.
Double chronique : "Visiter" de The Dodos, le duo tout en plumes de San Francisco qui n'a rien d'une espèce en voie de disparition, et "At Mount Zoomer" des montréalais de Wolf Parade, qui naviguent entre power-pop indé et glam rénové.
On n'avait pas vu groupe aussi authentiquement faux et sainement tordu depuis Ween. Sans doute volontairement post-modernes, usant et abusant des médias, les Flights Of The Conchords ont tout à fait brouillé la distinction entre fantaisie et réalité.
Notre opinion sur Beck, recruteur de dream teams sachant s'entourer des meilleurs producteurs de chaque époque, n'a pas trop changé, même si ce nouvel album, "Modern guilt", devrait nous faire réviser quelque peu notre jugement.
Bardi Johannsson, l'homme derrière Bang Gang a rencontré Anthony Gonzales, l'homme derrière M83. Bonne pioche : il a composé avec lui deux titres et a lancé son troisième album sur des rails célestes. Ghost from the past est un bel album épique rempli de nappes de synthés.
On avait déjà été positivement impressionné par le psychédélisme envoûté dupremier album de ce séminal groupe texan, et ce "Directions to see a ghost" ne semble avoir nul autre dessein que d'enfoncer le clou davantage.
Ceux qui étaient restés à la porte de l'assez difficile - mais néanmoins globalement réussi - "Reformation post TLC" vont pouvoir remballer leurs doutes tant cet "Imperial wax solvent" renoue avec la veine la plus catchy de The Fall.
"Tha Carter III", sixième album de Dwayne Carter alias Lil Wayne, autoproclamé "le plus grand rappeur vivant", est devenu le premier album depuis "The Massacre" de 50 Cent sorti en 2005 à passer la barre du million d'exemplaires vendus en une semaine aux Etats-Unis. Portrait du phénomène.
Après avoir rendu hommage à Stevie Wonder puis collaboré avec le grand Yusef Lateef, les Belmondo réalisent ici un autre rêve en pénétrant sur les terres de la musique brésilienne.
The Emperor Machine est l'extension solo du producteur Andrew Meecham, activiste electro anglais dont les premières apparitions aux côtés de son groupe Bizarre Inc. ont secoué plus d'une nuit outre-Manche au cours des années 90. Rencontre.
La recette ne change pas sur ce "Holon" ce second volet après le fascinant "Stoa" : même atmosphère un peu clinique et conceptuelle, même système musical fascinant fondé sur la répétition et les modules.
Apres une constellation de maxis imprégnés d'une ambiance "Chien des Baskerville" sous acide, Padded Cell repart à la charge les crocs grands ouverts et l'écume aux lèvres avec "Night must fall", un album au groove démoniaque.
Chronic'art #49 (en kiosque) : au secours, voilà les néo-blogueurs ! City Shakers au Glazart : Sinny & Ooko Le Lacéré anonyme, de Jacques Villeglé Denis Robert à la Galerie W.
[29.09.08]