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Le bal est ouvert depuis une semaine, il continuera jusqu’en octobre et aux prix littéraires, début novembre : bienvenue dans la rentrée, la plus grande librairie du monde. Panorama express et teaser.

607. C’est le nombre de romans, français et étrangers, à paraître cette fois-ci. Moins que l’année dernière. Beaucoup quand même.

Carrère. C’est LA vedette de la saison, sa bobine s’affiche partout. Son livre ? Le Royaume (P.O.L), mélange d’autobiographie, d’essai, de récit fictionné sur… la naissance de l’Eglise, Paul, Luc. Et ? Ben c’est pas mal, figurez-vous.

Reinhardt. C’est LA vedette de la saison, sa bobine s’affiche partout (bis). L’Amour et les forêts est un roman à la fois fleur bleue et tragique sur une quadra ordinaire harcelée par son mari, beau portrait d’une femme à bout de souffle (Gallimard).

Bleeding Edge. Le nouveau Pynchon (Fonds perdus, en français, au Seuil) est là, traduit par Nicolas Richard. Lequel vous dit tout dans Chro hors-série, où vous trouverez aussi une analyse au laser de ce nouvel opus magnum.

Châteaux. De sable ? Oui : ceux de Jean-Yves Jouannais, dans ses Barrages de sable (Grasset), nouveau morceau de « L’Encyclopédie des guerres » qui l’occupe depuis quelques années. Explications-fleuve dans Chro hors-série.

Salinger. Beigbeder suit la trace de son idole dans Oona & Salinger (Grasset), sur sa love-story avec la future Mme Chaplin. Le 26, l’auteur est venu en parler, à moitié ivre, chez Brigitte Kernel sur Inter. Peut-être parce que Chevillard l’a fusillé le 22 dans Le Monde. Pas le chef-d’œuvre du siècle, certes, mais son meilleur roman, peut-être.

Burnside. Le grand romancier écossais, dont Chro suit l’œuvre fidèlement, est de retour avec L’Eté des noyés (Métailié). Entretien dans Chro hors-série.

Foenkinos. Et aussi Nothomb. Et Olivier Adam. Et plein de gens comme ça, qui publient leur roman en cette rentrée, sans que ça nous fasse ni chaud ni froid. Marrant, hein.

Tavares. Le génie portugais continue ses séries, « Le Quartier » et « Le Royaume », avec deux nouveaux livres à paraître le 18 septembre (Viviane Hamy). On en reparle.

Gracq. On n’y a pas cru au début, mais si : Corti publiera en octobre un inédit de Julien Gracq, Les Terres du couchant. On bave.

Fabre. Voici un écrivain discret, qu’on espère bien vous aider à découvrir en cette rentrée, si vous ne l’avez jamais lu : le très mélancolique Dominique Fabre, avec son beau Photos volées (Olivier). Entretien dans Chro hors-série.

Autofiction. Il paraît que la rentrée 2014 confirme le reflux de la vague autofictionnelle. Grasset en profite pour publier le monument de l’inventeur du genre, Serge Doubvrovsky : Le Monstre, vieux work in progress de 1700 pages, dont il a jadis tiré Le Fils.

Histoire. Fin de l’autofiction, donc (tendance, du moins), et vogue des personnages historiques et autres moments d’histoire. Trotski et le Mexique chez Deville (Viva, Seuil), Buffalo Bill et le mythe de l’Ouest chez Vuillard (Tristesse de la Terre, Actes Sud), mais aussi des récits autour d’Elvis (Caroline de Mulder), Thomas Mann (Britta Böhler), etc.

Prix. Déjà une sélection, celle du roman FNAC. 32 titres, les poids lourds y sont, proclamation le 2 septembre. C’était qui, l’an dernier, déjà ? Ah oui : Julie Bonnie.

Salter. L’aviateur de légende revient, avec peut-être son plus beau livre : Et rien d’autre (L’Olivier). Chronique dans Chro hors-série.

Dantec. Après une passe compliquée, le plus rock des écrivains français (de Montréal) revient avec fracas avec Les Résidents (Inculte). Analyse dans Chro hors-série.

TGV. Quand Bellanger décryptait l’épopée du web français, c’était une révélation. Quand il s’attaque au déploiement du TGV dans l’Ouest, c’est une purge bizarre, pleine d’ennui et de fulgurances (L’Aménagement du territoire, Gallimard). Chronique dans Chro hors-série.

Foot. Après ses polars pleins de sang et de salauds, David Peace a voulu parler d’un mec bien. Il a choisi Bill Shankly, l’entraîneur culte de Liverpool dans les 70’s. Résultat : un pavé de 900 pages, dont vous saurez dans Chro hors-série si c’est génial ou assommant. Ou les deux à la fois.

Palmer & Wood. On dirait le nom d’une boîte américaine de glace industrielle. Ce sont deux de nos découvertes étrangères de la rentrée : Dexter Palmer (Le Rêve du mouvement perpétuel, traduit chez Passage du Nord-Ouest), et le jeune Benjamin Wood (Le Complexe d’Eden Bellwether, chez Zulma). On en parle dans Chro hors-série.

Obèse. Le frère de Lionel Shriver l’a été, comme beaucoup d’Américains. Il en est mort. Elle en tire un roman tragicomique, Big Brother (Belfond). Excellent, comme toujours.

Premiers romans. Il y en a une cargaison. Austères et spéculatifs, comme F de Luis Seabra (Rivages). Caustiques, comme L’Idiot du Palais de Bruno Deniel-Laurent (La Table Ronde). Appliqués et réussis, comme le bien-nommé Un jeune homme prometteur de Gautier Battistella (Grasset). Zidanesques et longuets, comme Chant furieux de Philippe Bordas (Gallimard). On en reparle, dans le hors-série et ici.

Kim. Ah, la Corée du Nord. Adam Johnson en a tiré un très bon roman, La Vie volée de Jon Do, traduit à l’Olivier, Pulitzer 2013.

Cuite. Notre ami Olivier Maulin vous propose une bonne Gueule de bois pour la rentrée (Denoël). On veut bien, c’est son meilleur livre. Entretien dans Chro hors-série.

Cohen. Joshua, de son prénom. Ça ne vous dit peut-être rien pour le moment, mais ça pourrait changer bientôt : ce jeune auteur new-yorkais sera l’une des révélations de la rentrée étrangère avec le sulfureux Le Paradis des autres, que le Nouvel Attila traduit en octobre. Pitch ? Un Juif tué dans un attentat-suicide se retrouve… au paradis des Musulmans. Interview dans Chro hors-série, et première découverte avec les bonnes feuilles.

Concours. Des exemplaires de Chro hors-série sont à gagner jusqu’au 5 septembre. Pour participer, envoyez un mail avec vos coordonnées à communication@chronicart.com. D’autres surprises vous attendent tout le mois de septembre, restez connectés !

Hors-série. On vous a dit que dès la semaine prochaine vous trouveriez en kiosque notre hors-série spécial rentrée littéraire, 99 pages, 100% littérature ? Oui ? Ah bon. Ne le ratez pas : des entretiens, des chroniques, des dossiers, et tout un tas de trucs. Avec Antoine Volodine en couverture, parce que tout le monde n’a pas envie de lire la 445e interview d’Emmanuel Carrère. Et plein de livres dont vous n’entendrez parler nulle part ailleurs, ou pas tout de suite. Bref, toutes les raisons pour lesquelles vous lisez Chro.

Chro hors-série littérature (en kiosques le 06/09/2014)