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(Flammarion, 59 F, 119 p.)

« On boit du thé pour oublier le bruit du monde », murmurait T’ien Yi-Heng. La Chine, dans toute sa démesure, n’a jamais fait mieux que de le propager.

Petit bréviaire sur l’art de la dégustation, cet ABCdaire recense les grandes variétés de thé, leur histoire. Les routes qui l’ont mené jusqu’à nous sont multiples, semées d’embûches. Comme souvent dans l’Histoire, les anglais ont tiré les premiers. Ne sachant pas se tenir tranquilles, toujours en quête de gloire, ils se contentèrent de pervertir le système en introduisant l’opium dans une Chine qui n’en demandait pas tant. La suite a pour nom profit. Mais bon, de la Méditerranée à l’Inde, de la Russie au Kenya, en passant de nouveau par la perfide Albion, ses vertus sont reconnues et appréciées. Il donne lieu à de véritables rituels, quelle que soit la latitude. Ce « pont jeté entre les cultures » méritait bien qu’on s’y attarde un peu. C’est chose faite avec ce petit guide clair et bien illustré.

Martin Aston

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