Jose Carlos Somoza - La Théorie des cordes
sepréChaque personnage est façonné de manière à incarner les "zones d'ombre" portées en chacun de nous (fantasme sexuel, perversité, héliocentrisme, soif de connaissances, besoin de reconnaissance, timidité...et tant d'autres). Sur fond de théories scientifique, Somoza pose la question du droit de l'Homme sur la vie et la Création (universel ou religieuse), et cela sans jugement aucun. Un excellent roman!
DavidBonjour Julie Coutu et les autres.
Je ne reconnais vraiment pas le livre que j’ai lu en lisant votre critique. J’en avais lu d’autres qui m’avaient donné envie de tenter l’expérience de cette lecture. Au final cette expérience ne m’aura pas apporté grand-chose. Déjà j’ai trouvé les personnages vraiment peu denses et très caricaturaux, ils ne sont pas plus que leur description sommaire et cette héroïne mi-bimbo (par son physique et ses tenues) mi-intello on n’y croit à aucun moment. Ensuite l’intrigue, basée sur une théorie physique (pourquoi pas), est vu par la petite lorgnette, ce qui en soit n’est pas forcément mauvais (style la grande histoire vu par une petite histoire) mais on sent l’auteur à la peine d’exploiter cette théorie et de nous décrire des choses qui pourraient nous donner le vertige sur le passé ou ce que les protagonistes en voient. Au final il se sert de cette idée de départ et de cette théorie juste pour projeter une sorte de pseudo fantôme venant régler ses comptes, on pense soit à des figures démoniaques que l’on rencontre dans certains films d’horreur (genre expérience qui a mal tournée) ou bien (belle référence mais nous en sommes loin) le Gritche personnage inventé par Dan Simmons dans Hypérion. Cela aurait pu être une bonne nouvelle sur 30 pages mais pas un roman de plus de 400 pages. On décrit l’auteur comme un fin psychologue, or là encore de psychologie je n’en vois pas tellement et en tout cas, rien qui donne réellement à réfléchir (ce qui dommage avec le postulat de départ). Des livres exploitant également cette idée de départ me paraissent bien mieux armés comme par exemple « Lumière des jours enfuis » de Arthur C. Clarke et Stephen Baxter, pas un chef-d’œuvre mais un livre qui amène à réfléchir sur l’utilisation d’un tel dispositif dans nos sociétés ou bien l’extraordinaire « La rédemption de Christophe Colomb » de Orson Scott Card qui imagine une uchronie à partir d’une modification de l’histoire quand Colomb découvre l’Amérique.