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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Sous-événement du Festival de Cannes 2008, cette production japonaise permet néanmoins de dresser un petit état des lieux concernant trois cinéastes que tout, aujourd'hui, semble opposer : gentille coqueluche (Michael Gondry), petit génie asiatique (Bong Joon-ho), vieux météore - a priori - éteint (Leos Carax).
Sous ses dehors bourrins de remake décomplexé, "La Course à la mort" cache un joli film-symptôme. Au côté contestataire de l'original, Paul Anderson a substitué un métrage dégénéré à mi-chemin entre "Running-Man" et "Carmaggedon", un mutant informe tout droit échappé de la fin des 80's.
Les Melrose : une famille traumatisée par le sadisme du père, décrite avec un flegme délicieusement british par Edward St Aubyn, adepte des bons mots acides, chroniqueur venimeux de l'ère Thatcher. Rencontre avec l'un des meilleurs auteurs britanniques contemporains.
Pour se faire une idée d'un phénomène, laissons la parole aux principaux intéressés. Interview de carnettistes d'influence (Le Tronçonneur de blogs, Kwyxz, Cynapce, Binnie, Nacara, Maïa Mazaurette, Utena et Simone de Bougeoir) + Top Worst, en complément de notre dossier à lire dans Chro #49.
Toute l'énergie du cinéaste se concentre sur l'anecdote de bonnes feuilles et des petits gadgets people balancés pour compléter un décorum. On pinaille ? Non, c'est la faute à de Caunes, désespérément collectionneur, conquérant de l'inutile qui s'acharne à emboîter des carrés avec des ronds.
Deuxième film du jeune Américain d'origine iranienne Ramin Bahrani, "Chop shop" assoit, après "Man push cart", une signature, une envie d'en découdre avec le réel, une sorte de réalisme sain, à l'énergie.
C'est une communauté, une jeunesse, un pays en déliquescence que nous présente Nick McDonell, l'auteur-prodige du fameux "Douze", 24 ans aujourd'hui. Animée d'un individualisme si intense qu'il en devient repoussant.
Pacino et De Niro jouent ensemble, encore, ici en duo comme Chevalier et Laspalès ou Rox et Rouky. La preuve, ils traînent dans des polars de troisième zone, genre le dernier film de Jon Avnet.
Au fond, comment être sûr que ta vie vaut plus le coup que celle de celui-là, avec son pantalon en velours et son baise en ville d'épaule. Car attendre le bus, vous l'avez en commun, toi tu n'as pas de barbe, mais rien n'est volontaire et tu n'en sais rien, "L'Ere de rien".
Une bonne part des personnages garreliens sont des spectres. Avec "La Frontière de l'aube", pour la première fois, le spectre est vivant, et, comme dans un film fantastique, il revient pour engloutir le héros.
Drôle d'idée, une idée stimulante venue d'outre-Manche : refaire, encore, un survival type "Delivrance", mais en substituant aux péquenots adultes des péquenots pré-pubères.
"Vicky Cristina Barcelona" est, dans l'oeuvre inégale de Woody Allen, un bon cru. Le New-Yorkais a atteint une sorte de classicisme de mise en scène qui contraste avec les affèteries de ses précédents films.
Marie-Hélène Bourcier, sociologue et activiste queer, organise le premier Paris Porn Festival, à la suite des festivals porno "alternatifs" (pas franchement du Marc Dorcel !) de Berlin, Athènes, Madrid et Tokyo. Interview.
On a demandé à Charles Muller de se charger de la recension du soi-disant livre-événement-surprise de cette rentrée littéraire. En l'occurrence, le fameux dialogue qui vole haut (tout là-haut) entre les deux soi-disants "ennemis publics" que sont Houellebecq, romancier, et BHL, philosophe.
Même si le retournement final émeut in extremis, impossible de ne pas se souvenir que, sur un pitch équivalent, Shyamalan avait shooté "Phénomènes". Un bijou théorique qui ne limitait pas ses propositions esthétiques à un décorum laiteux, comme ici.
"L'Assaillant" tient la route une heure durant, et comme il dure 1h07, on en conclura que la fin est ratée, s'offrant une pirouette facile qui trahit surtout une défaillance, une idée pour achever le récit qui n'est pas venue.
Avec "L'Etat des lieux", Richard Ford réactive une troisième fois son héros fétiche Frank Bascombe et, avec le 11-Septembre en filigrane, signe son roman le plus clairement politique. Ecrivain classieux et élégant, il est aussi pour l'intervieweur un interlocuteur caustique et redoutable. Chronique + entretien fleuve.
L'amateur de sensations fortes, de robots et de SFX sait que c'est dans la densité et les toutes petites échelles que le coeur du Malin s'exprime en plein ; ça tombe bien pour lui, Ben Jacobs a.k.a. Max Tundra sort "Parallax error beheads you", excellent troisième album.
Modeste et bien troussée, cette petite série B se coltine le plus casse-gueule des sujets en slalomant entre les écueils. Le talent économe de Neil LaBute fait le reste.
"Nous commençons notre descente" traite de la solitude, des ambitions avortées, des espoirs déçus, de la difficulté, voire de l'impossibilité de communiquer. Entre deux personnes, deux mondes, deux points de vue.
On connaît trop l'horreur de la comédie de moeurs de chez nous pour ne pas saluer un minimum le petit tour de force du film de Josiane Balasko, qui s'avère plutôt regardable. Mais oui !
Jalousie du passé, comme c'est idiot et absolument sans intérêt. Ta tête parle, fort, à te mettre les équations en branche histoire que rien ne puisse, avec crédibilité, être taxé de futile... parce que c'est essentiel, "L'Ere de rien".
Modeste et bien troussée, cette petite série B se coltine le plus casse-gueule des sujets en slalomant entre les écueils. Le talent économe de Neil LaBute fait le reste.
"Go fast" roule en direction du polar friedkinien pour s'écraser, ramené par un violent vent contraire, sur le mur télévisuel qui l'a vu démarrer sa course. Nouvel épisode de l'impitoyable Charles-Villeneuvisation du polar à la française.
Bonne surprise que ce film de Martin Provost dont on aurait pu à bon droit se méfier : biographie de peintre, dans une France reconstituée, avec performance d'actrice à la clé.
Il suffit de voir un énorme Fabrice du Welz s'étaler sur toute la surface de l'écran pendant le générique pour situer les enjeux de "Vinyan" : un énième simili-film d'horreur à la française dans lequel un cinéaste plus anonyme que le dernier des réalisateurs de direct-to-video hollywoodien joue à se déguiser en John Carpenter.
On vous l'avait promis depuis des lustres ; aujourd'hui il est là, dispo, à télécharger sur le PSN pour un tarif dérisoire. Annoncé puis retardé avec des explications comme Sony sait si bien les donner, le tant attendu "WipEout HD" sort enfin de son bois digital.
Chronique sociale et satirique, "Le Juif et la métisse" est une charge piquante sur la bourgeoisie de gauche, le flot de lieux communs qui lui tient lieu de morale, sa charmante hypocrisie et l'explosion de ses idées au contact de la réalité.
La question de la loi, la mort de la Frontière, la civilisation qui redistribue les cartes, l'amitié virile et hawksienne, tous ces motifs archi-classiques passent au tamis sobre et délicat du film, filtrés par le regard de Harris, dessinant Appaloosa en épatante série B échappée de la fin des 50's.
Dans "Les Accommodements raisonnables", Dubois évoque les Etats-Unis, un pays malade où règne une grande solitude humaine, où l'on ne sait quoi faire pour trouver un peu de bonheur, où l'on fréquente les ashrams et où on consomme les pilules du bonheur.
Après des films plutôt théoriques et un peu chargés en concepts, Bertrand Bonello signe une oeuvre qui revendique une ligne simple pour conduire à l'excès et à la dépense dionysiaque. La folie n'habite pas le récit d'emblée, elle le gagne peu à peu.
Si "Forbidden siren 2" se voulait plus indulgent, "Siren : Blood curse" n'hésite plus à remettre en question certains de ses fondamentaux. Résultat, c'est l'arrivée à maturité d'un épatant concept tout en conservant son joli postulat de départ.
Soyez prévenus d'emblée : l'auteur de cette chronique est totalement partial, et vous ne pouvez placer aucune confiance dans l'enthousiasme immodéré qu'il va afficher ci-après à l'endroit de ce "Live in Leipzig"...
Dernière itération du meilleur jeu de baston 3D à armes blanches, "SoulCalibur IV" enfile son costume de lumière pour se pavaner sur PS3 et 360. Avec, en guest star, Darth Vader chez Sony, et Yoda chez Microsoft.
Le genre de mec à mettre des pulls à boutons sur les épaules. Ouverts et bleu marine. Gentil, oui, gentil. Le genre de mec qui sort sa carte de fidélité en avance, question de symbole... carrément le trip genre "L'Ere de rien".
Chronic'art #49 (en kiosque) : au secours, voilà les néo-blogueurs ! Collectif-Effervescence release party au Point Ephémère Soirée Laureli à La Galerie Léo Scheer Printemps de septembre à Toulouse
[16.10.08]
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