(...) En 1985, c'est l'arrivée à Austin, Texas et Daniel Johnston devient peu à peu une figure locale incontournable. Le clou est enfoncé avec le reportage que lui consacre MTV. En mascotte choyée, Daniel se lance dans toutes les collaborations qui s'offrent à lui : avec Texas Instruments, The Rythm Rats, Glass Eye et bien d'autres. Ces morceaux figurent sur des Ep et singles assez introuvables aujourd'hui. On y trouve pourtant quelques perles tel ce Laurie Ep où figue une de ses plus grandes réussites The Monster Inside Of Me qui décline avec encore plus de brio qu'à l'accoutumée le thème de la belle et de la bête. Dominique A a longtemps interprété plusieurs titres du Big Big World Ep en concert, un quatre titres très rock qui emporte facilement la partie avec son enthousiasme non feint.
De manière générale, les collaborations donnent l'occasion à Johnston de quitter les ballades au piano pour faire groover ses compositions comme en témoigne la version rustaude de Funeral Home présente sur Continued Story. Quelques rencontres plus tard, Daniel expérimente les acides en compagnie des Butthole Surfers et en profite pour enregistrer quelques titres pour l'album collectif A Texas Trip. Ces morceaux ne ressemblent à rien de déjà entendu. A l'écoute, on a l'impression d'avoir soi-même pris un acide et de faire un très mauvais trip : tous les sons sont déformés, jusqu'à la voix de Daniel pourtant déjà très habitée au naturel. Les Butthole Surfers ont filmé ces sessions : qui a la cassette ?
It's Spooky, sa collaboration avec Jad Fair, sort en 1989 et reste un disque exceptionnel. La communion est totale ; on sent les deux compères s'amuser comme des petits fous à créer, à la hâte, des miniatures plus ou moins monstrueuses : chroniqueurs de son quotidien, Daniel raconte ses journées passées auprès de Rocky Erickson à regarder des films d'horreur (I met Rocky Erickson) ou son trip sous acide de la période Butthole Surfers (I Did Acid With Caroline) dont il paye aujourd'hui encore les effets secondaires. Avec peu de matériel, Jad Fair et Daniel Johnston parviennent à produire des sons incroyables qui atteignent souvent la magie des chansons des Shaggs, surtout à cause du jeu de batterie éléphantesque et asymétrique de Johnston.
En 1990, Kramer, le patron de Shimmy Disc, offre à Daniel un premier " véritable " album et surtout une audience dépassant le Texas. Sur l'album 1990, Daniel place une partie de ses plus belles chansons (True Love Will Find You In The End, Lord Give Me Hope…) et se fait même accompagner par Sonic Youth -en acoustique - sur Spirit World Rising pour un album qui reste une introduction idéale à son oeuvre (...)
Hi how are you ?
La vie et l'œuvre de Daniel Johnston sont indissociables. Biographie de l'artiste.
Continued story
De 1981 à 2000, de la lo-fi pure à des oeuvres plus produites, la discographie commentée de Daniel Johnston.
Rejected unknown
Daniel Johnston a accepté de répondre succinctement à quelques questions avant son concert.
Johnston live
Compte-rendu du concert de Daniel Johnston à la Maroquinerie (Paris) le 6 novembre 2000.
Daniel illustre lui-même ses pochettes de disques (et le dossier de Chronic'art). Ses dessins sont exposés du 04/11 au 02/12 à la Galerie Zwemmer à Londres. Voir quelques extraits.