(...) La mythologie de Daniel Johnston est profondément américaine. Elle mélange christianisme et culture pop de la plus schizophrénique façon : Captain America va revenir à la fin des temps sauver les âmes des damnés, MTV est identifiée au diable, Daniel et les Beatles vont faire une grande tournée pour l'apocalypse, etc. L'Amérique du spectacle et de la pop culture est le véritable paradis terrestre, et Daniel va jusqu'à faire l'éloge de Mac Donald (où il a travaillé), George Bush ou Walt Disney. Mais, en s'appropriant culture chrétienne et culture de consommation pour une production fantasmatique singulière, il n'est pas seulement une victime, il est aussi le créateur d'inédits rapprochements, de très poétiques interprétations, et en un sens, il détourne ces deux cultures dans une oeuvre absolument personnelle.

C'est le rock'n'roll qui a sauvé la vie de Daniel Johnston ("There was a day when i was so lonely / I was more dead than alive / Every minute was like an hour / Everyday was an eternity / I looked for hope but all around me / People didn't seem to care / But oh, that Rock'n'roll / It saved my soul / That rock'n'roll", sur Rock'n'roll/Ega), et c'est à travers le rock'n'roll que Daniel témoigne de ses visions, par une production foisonnante de cassettes, disques, dessins, extrêmement nombreux tout le long de sa carrière. Daniel Johnston "est de ceux qui, pressés par l'urgence, n'ont rien à accorder à la technique. Peu importe l'instrument et l'enregistrement pourvu que la chanson sorte. C'est ce qui rend son écoute jubilatoire : voilà quelqu'un qui privilégie enfin la quantité sur la qualité et parvient à réconcilier l'artisanat avec la productivité industrielle. L'artisanat parce que le repli par rapport aux majors et à leur système de distribution lui semble nécessaire dans son aspiration à la perfection pop." (in La Belle et la bête, article d'Emmanuel Levaufre sur brdf.net). Dans les premières cassettes, certains morceaux ne sont que des ébauches, le son est souvent très mauvais, et les chansons semblent avoir été enregistrées à la première prise. L'écoute de ces chansons donne l'impression d'écouter un journal intime enregistré, chaque idée devenant aussitôt une mélodie, et on ressent le sentiment d'extrême urgence qui anime Daniel, le besoin de témoigner au sens biblique du terme : "Quand j'écris une chanson, je ne cherche pas vraiment de sujet. Ca sort tout seul. Je gratte les cordes et je grommelle les paroles." (...)













Hi how are you ?
La vie et l'œuvre de Daniel Johnston sont indissociables. Biographie de l'artiste.












Continued story
De 1981 à 2000, de la lo-fi pure à des oeuvres plus produites, la discographie commentée de Daniel Johnston.




Rejected unknown
Daniel Johnston a accepté de répondre succinctement à quelques questions avant son concert.


Johnston live
Compte-rendu du concert de Daniel Johnston à la Maroquinerie (Paris) le 6 novembre 2000.
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Daniel illustre lui-même ses pochettes de disques (et le dossier de Chronic'art). Ses dessins sont exposés du 04/11 au 02/12 à la Galerie Zwemmer à Londres. Voir quelques extraits.

Mendelson
Dominique A
Experience
Flop
Married Monk
Françoiz Breut
Herman Düne