(...) Suivront des collaborations avec les Butthole Surfer (A Texas trip) et Jad Fair (It's Spooky) puis deux véritables albums studio (1990 et Artistic vice) sur le label Shimmy Disc de Kramer, qui les produit et leur offre une distribution internationale. Daniel signe en 1994 sur la major Atlantic pour l'album Fun, qui ne rencontrera qu'un petit succès, sans doute pour le parti pris de production qui ne plaît pas à tous les fans de la première heure. Bloqué par un contrat le liant avec Atlantic, Daniel ne sort plus d'album pendant six longues années, entrecoupées d'internements répétés, de retours dans le ranch familial à Waller, Texas, et de concerts annulés. Poussé par Brian Beattie, il fait son come-back l'année dernière avec l'album Rejected Unknown, qui semble marquer un retour à une meilleure santé. La preuve en est que Daniel part en octobre pour la première tournée européenne de sa carrière, qui le mènera à Paris le 6 novembre.
Ce bref aperçu biographique nous permet de constater que toute l'oeuvre de Daniel Johnston se trouve en germe dans ses jeunes années, lorsqu'il martèle le piano familial, apprend la guitare avec les chansons des Beatles, lit des comics et va voir des films d'horreur au cinéma. Tout est déjà là, entre l'enfance et l'âge adulte, et les frémissantes chansons de Daniel semblent répéter de manière obsessionnelle cette intense période de sa vie, ses premiers émois amoureux (l'amour déçu Laurie revient dans tous ses albums), ses premiers émois musicaux (les Beatles), et tous les éléments de sa culture enfantine et adolescente (l'éducation religieuse rigoriste administrée par ses parents, les comics books et les films d'horreur, "the GI Joes, the plastic monsters, my dad's model airplanes, Life magazine, the Bible stories, Kimba the lion, the King Kong" sur Happy time). Les événements marquants qui suivront (les prises d'acide avec les Butthole Surfers, la visite de MTV) viendront se mélanger à ce socle d'obsessions pour produire une mythologie foisonnante et délirante, mêlant Captain America et apocalypse chrétienne, Beatles et paranoïa, fiction et réalité. En ce sens, la vie et l'oeuvre de Daniel semblent indissociables, l'une alimentant l'autre et réciproquement, comme pour un autre grand créateur américain du XXe siècle, Philippe K Dick. (...)
Hi how are you ?
La vie et l'œuvre de Daniel Johnston sont indissociables. Biographie de l'artiste.
Continued story
De 1981 à 2000, de la lo-fi pure à des oeuvres plus produites, la discographie commentée de Daniel Johnston.
Rejected unknown
Daniel Johnston a accepté de répondre succinctement à quelques questions avant son concert.
Johnston live
Compte-rendu du concert de Daniel Johnston à la Maroquinerie (Paris) le 6 novembre 2000.
Daniel illustre lui-même ses pochettes de disques (et le dossier de Chronic'art). Ses dessins sont exposés du 04/11 au 02/12 à la Galerie Zwemmer à Londres. Voir quelques extraits.