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Transformers - Guerre pour cybertron | No more heroes 2 : Desperate struggle | Singularity | 3D dot games heroes |
© Les Éditions Réticulaires, 1997-2010
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"3D dot game heroes" est parsemé de clins d'oeil malins et fourmille de sous-quêtes mais, à l'inverse des grand titres de la vague néo-rétro, jamais il n'ose vraiment détourner les conventions auquel il rend hommage. Reste une belle recréation cosmétique, agréable, surprenante même si prisonnière de son projet de pillage.
Faire du bruit dans le landerneau FPS aujourd'hui, s'avère une gageure de taille. Hormis quelques titres à venir, les échappatoires conceptuelles pointent difficilement, le genre ne semble souvent promis qu'à une customisation d'un legs de plus en plus ankylosé ; "Singularity" a l'étrange attrait de concéder son classicisme sans en rougir.
Jusqu'ici aucun titre n'avait su donner la mesure des enjeux se jouant dans l'univers d'Optimus Prime et Megatron. Une faute un peu réparée avec "Transformers - Guerre pour Cybertron". TPS sympathique et surtout porté par le pouvoir d'évocation d'un fascinant monde façonné et gouverné par des machines vivantes.
Mémorable odyssée et réflexion pop art hallucinée sur la construction auto mythologique de la notion de boss, "No more heroes" avait concentré une vision synthétique mais énergique du beat'em-all tendance gore. Si elle déçoit par sa structure balisée, sa suite séduit par son perfectionnement du good fight. En garde ! Chronique du jeu + interview de Suda 51.
Deux ans après "Little big planet", à Nintendo de présenter sa méthode pédagogique et espérer faire passer le joueur du stade de consommateur à celui de créateur. Contre toute attente, Intelligent Systems vise à une compréhension complète et volontiers textuelle du processus du game design. Jusqu'au clash des ces deux écoles de pensée "Do It Yourself" ?.
Jeu de piste dessinant en creux tout un pan de notre culture geek fantastique (de Stephen King à "Twin Peaks" en passant par "Shining"), le nouveau jeu des créateurs de "Max Payne" manque à tenir toutes les promesses de son gameplay d'ombres et lumières. Explications.
Abstraction formelle et poétique, "Super Mario galaxy" établissait une nouvelle cartographie du genre plate-formes. Deux ans et demi plus tard, abandonnant ses velléités scénaristiques mais en expansion de son gameplay laboratoire, Super Mario galaxy 2 vise plus ou moins la même et superbe ambition : le vertige sensitif. Lire aussi notre dossier Miyamoto dans Chronic'art #66.
Ambiance anime aux dialogues ahuris, héros échappés d'un shonen lambda, cette space oddity RPG de Platinum Games, d'une inquiétante immensité, prend comme vaisseau des ressorts de jeu éprouvés. Face à sa belle profondeur, la révolution spatiale peut encore attendre.
Six ans de développement et un budget record auront-ils suffit à la horde sauvage des développeurs de Rockstar Games pour capturer l'esprit du western et le remettre en scène à travers les structures bien rôdées de "Grand theft auto" ? Oui mais pas seulement. En surpassement total de ces deux filons, "Red dead redemption" annonce un nouvel âge d'or.
Malgré ses tempes grisonnantes Mel Gibsonienne, Fischer endosse, dans "Splinter cell conviction", sa plus belle panoplie "bad-ass" : fuck la logique Murdoch de l'action discrète par les ombres et vive la doctrine "vigilante" et bovine.
Payant encore son tribut au grand Fukasaku, doté de personnages à la cinégénie incroyable et enfin optimisé pour sa première vraie mouture PS3, "Yakuza 3" c'est aussi retrouver ce petit bout à la fois réel et rêvé de Shinjuku produisant toujours la même fascination.
Nouvelle illustration de la vitalité retrouvée du RPG nippon, "Resonance of fate", grande machine mutante, ne s'économise jamais et donne tout dès le départ, conscient des efforts à consentir pour maîtriser l'horlogerie de son passionnant système de combat.
Maxime Coulombe s'est plongé dans l'univers de "World of Warcraft", le plus populaire des jeux en ligne, pour comprendre et analyser la fascination que procure cette pratique, vrai palliatif au réel et à ses contingences les plus insupportables ou insurmontables. Que révèle cette fuite, sans doute inéluctable, vers les univers virtuels ?
En 2008, "Bad company", annonçait un changement de cap pour "Battlefield" : la reprise des mécanismes de conflits de masse, appliqués à une campagne solo. Pour son back in business, la série de Dice saura-t-elle convaincre les aficionados du genre fort occupés depuis "Modern warefare" ?
Comme tous les fantasmes artistiques, le risque de se heurter à une annulation cinglante du plaisir n'est jamais bien loin. Et c'est sans doute un pas dans le bon sens de la part de Nintendo que d'avoir réduit la partie créative de ce « Photo dojo » à sa simple considération cosmétique.
"Metro 2033" plonge directement son joueur en apnée dans un vaste réseau de conduits souterrains, dernier bastion d'une humanité-rat dans un Moscou d'après la bombe, envahis par les mutants et à l'air irrespirable, tandis qu'Artyom, héros et narrateur de son épopée s'enfonce dans ses méandres...
Toujours en douloureuse voie de réintroduction dans un paysage ludique lassé de ses errements, et avant un « Sonic 4 » néo rétro aux airs de dernières chances, le hérisson bleu tente de se faire une place sur le podium du « Super Mario kart-like ». Au relevé des compteurs : un tour d'essai plus qu'encourageant.
Moins un remake du premier épisode qu'une refonte totale de la série, radicale dans ses propositions, Silent Hill : Shattered memories impose le rythme d'une langoureuse ballade introspective et schizophrène. Lire aussi notre entretien avec Tom Hulett, producteur du jeu.
Trois ans plus tard, le charme vénéneux de Rapture, la cité lacustre utopique et décadente demeure intact. Autre bonne nouvelle : "Bioshock 2" contredit encore plus les joies primaires du massacre virtuel de masse par ses irruptions incessantes de mélancolie et la réversibilité de ses points de vue.
Volontiers bis et sans disposer des moyens des productions des canons du genre, le FPS au triple point de vue de Rebellion remet en scène de façon plutôt honnête d'essentiels croquemitaines de nos terreurs spatiales.
Radical dans ses propositions de polar interactif, le dernier né de David Cage et de Quantic Dream en découd autant avec les marottes du jeu vidéo qu'il ne rend supportable des moments de tranche de vie à la langueur insupportable sur un autre média. Problème : a-t-on le droit de réécrire le fil de sa ténébreuse histoire ?
Loin des rendez-vous institués, Nintendo a convié fin février 2010 la presse européenne à la présentation d'une poignée de titres censés remettre dans ses petits papiers la frange la plus dure et légitimement excédée par le flou artistique du catalogue Wii sur le terrain du jeu gamer et exigeant. Compte-rendu.
Chronic'art #67 - Let's get Lost ! Jazz à la villette au Point Ephémère : All Night Long with DJ Mehdi Street Tease Birthday au Nouveau Casino Washed out sur The Drone
[05.07.10]