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3
sur 5

Que peut-on bien trouver à un homme aux épaules dénudées parcourant les sentiers et les plaines, un arc et des flèches à la main ? Mystère… A moins que cela ne vous rappelle inconsciemment votre désir inavoué et inassouvi de vous prendre pour un guerrier légendaire à l’assaut de terrifiant et ô combien grandissimes dinosaures… Faut croire ! Car après un premier opus déjà fort prenant malgré ses imperfections, Turok 2 devrait assurément combler les derniers réfractaires, voire les moins téméraires. Nouveau défi : celui de rencontrer dans un combat ultime le Primagen, celui-là même qui vous avait nargué à l’issue de votre première mission. Outre un scénario quasi inchangé, Turok 2 a subi un vrai lifting en profondeur. Première réjouissance : des décors plus riches grâce à une meilleure profondeur de champs. L’astuce : des améliorations au niveau du moteur 3D ont permis d’abandonner l’effet de brouillard présent dans Turok qui permettait de dissimuler le manque de finition du jeu. Désormais, vous pourrez avancer sans risquer d’être assailli par surprise par une kyrielle de dinosaures en mal d’action. A tel point que l’on rencontre régulièrement quelques espèces intéressantes daignant à peine vous jeter un regard froid… Une astuce pour exciter leur appétit : être bruyant… Notre jeune guerrier en herbe ne se privera pas, s’il en a la possibilité, de recourir à quelque arme non conventionnelle pour son rang, tel qu’un lance-grenades. Quelle époque !

Autre atout de Turok 2 : l’ambiance sonore. Digne des superproductions spielbergiennes, des documentaires bessoniens et des plus belles errances dans le magasin Nature & Découvertes de votre centre commercial le plus proche, Turok 2 vous plonge instantanément au cœur de l’aventure : les oiseaux sifflotent, le vent s’engouffre entre vos abdominaux et votre peau de bête… un vrai délice de plénitude où il ne manque plus que les senteurs de jasmin…
Quoi qu’il en soit, Turok 2 procure l’évasion, l’ombre de quelques niveaux. Pour les quakeurs endurcis et autres aficionados des couloirs infernaux. Un véritable retour aux sources, à la nature foisonnante et énigmatique. Pardonnez-moi, mais je vais de ce pas reprendre le grand défrichement entrepris…