ALICE IN WONDER
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On se rappelle en 95 de l'arrivée en France du label Noise Museum, sur lequel on pouvait trouver la crème de l'electronica expérimentale hexagonale. Mais au beau milieu des disques de Ultra-Milkmaids, Celuloïd Mata et autres Stereo Expandeum Club, on pouvait aussi distinguer quelques productions relativement différentes. Certains albums de ElectroniCat ou Micro:Mega nous dévoilaient une forme de rock hybride, produit au moyen de guitares et d'instruments plus actuels. La nouvelle orientation artistique du label tend maintenant bien plus vers ce style de productions, c'est la raison pour laquelle Noise Museum a été rebaptisé "Alice in Wonder" depuis plus d'un an.
Aujourd'hui, la grande majorité des sorties sont bien plus orientées vers le "post-rock" : Mobiil, Below the sea, Portal... On y trouve aussi quelques disques de folk (Retsin), de kraut (Tank) ou de rock lyrique et mélancolique du nord de l'Angleterre (le dernier Last Harbor, qui s'inscrit totalement dans la lignée des Tindersticks). Quelques disques de musiques électroniques sont encore là, mais il dénotent tous à leur manière une influence pop ou rock. Nous pensons notamment aux derniers disques de Anne Laplantine (pop songs synthétiques), de ElectroniCat (grosses guitares et rythmiques massives) ou encore dDamage (noisy rock électronique) ou Column One (un hommage moderne à Kraftwerk). Ce qui nous laisse espérer de bien belles choses pour l'avenir. D'autant plus que le label a considérablement augmenté sa production depuis quelques mois. En effet, Alice in Wonder s'ouvre de plus en plus aux artistes étrangers (Angleterre, Etats-Unis, Allemagne), tout en continuant à signer quelques français. Ce qui lui a notamment permis de s'ouvrir plus encore à la distribution étrangère et de bénéficier d'un assez grand succès Outre-Manche.
Vasken Yossarian |