REPHLEX
INTERVIEW OVUCA

Ovuca, aka Aleski Perala est finlandais, mais sort des disques sur le label anglais Rephlex. Hyper-productif, il distille ses ébauches de pièces electronica bondisssantes sur des albums à 8 faces.

Chronic'art : Où vis-tu maintenant ? Te sens-tu faire partie d'une scène électronique dans ton pays ou en Europe ?

Aleski Perala : Je vis en Finlande, dans un petit village appelé Astro Botnia. J'ai effectivement le sentiment de faire partie d'une scène électronique, quoiqu'elle soit très abstraite et assez petite. Mais je fais des concerts, donc je participe à cette scène. Ce qui m'apporte parfois des sensations nouvelles.

Travailles-tu parfois avec d'autres musicians européens ? Qui sont-ils et que t'apportent ces collaborations ?

J'ai fait quelques remixes et je fais parfois des morceaux avec mes amis. Je pense que les collaborations sont positives (même si ça dépend de la personne avec qui tu collabores). Elles permettent de découvrir de nouvelles manières de travailler, de penser, d'avoir de nouveaux projets et de nouvelles idées. L'humour aussi est important quand on travaille à plusieurs.

Quels artistes et labels apprécies-tu en Europe ?

La liste serait longue, quoique je ne sois pas très au courant de ce qui sort en ce moment. J'aime la bonne musique, peu importe qui la fait. J'ai besoin d'entendre quelque chose de nouveau et d'unique au moins une fois par mois.

Comment t'es tu trouvé en contact avec Rephlex ?

Je leur ai envoyé des démos pendant des années, de petites cassettes pleines de souffle, mais je n'ai pas eu de réponse. Puis, un jour, ils ont vu un porno finlandais dans leur tour-bus, avec ma musique. Ca leur a plu, ils ont appelé les gens qui ont fait le film et m'ont trouvé comme ça. J'aime Rephlex. C'est un top label ! J'ai toujours travaillé avec eux, ils font un bon travail. J'y crois vraiment.

Arrives-tu à vivre de ta musique ?

Non. Cependant, c'est ma seule activité qui me rapporte un peu d'argent, même si ce n'est pas beaucoup. J'aurais plus d'argent si j'acceptais le RMI finlandais, mais je préfère gagner moi-même mon argent. Pour l'instant, j'ai assez pour m'acheter des cigarettes et survivre.

Tu produis beaucoup de musique. Comment fais-tu ? Tu ne dors pas ? Tu es accro à la cocaïne ?

Ne sois pas bête ! J'ai fait des morceaux pendant douze ans, et ils sortent aujourd'hui. La plupart de mes disques sont de vieilles démos envoyées à Rephlex, faites le dimanche. Je fais beaucoup de morceaux parce que j'aime bien les formats courts. Je dors plutôt pas mal.

Qu'est-ce que la "Braindance" ? Ton cerveau danse-t-il vraiment ?

C'est un peu difficile à expliquer.
Il faut ECOUTER.
Pour moi, la Braindance, c'est quand tu veux déchirer tes mains et tes jambes à force d'excitation et les envoyer balader à travers la pièce, ou, si tu ne veux rien déchirer, juste écouter et apprécier la musique avec ton cerveau.

Ta musique est fraîche et jeune. Es-tu jeune toi-même ?

Oui. :) Je ne crois pas que les gens continuent toujours de grandir...

Veux-tu ajouter quelque chose pour ton public français ?

Be nice ! Et si vous aimez ma musique, achetez-la. Autrement, je serai peut-être obligé de faire du jardinage ou quelque chose dans le genre...

Entretien réalisé par Wilfried Paris

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