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| ![]() | ![]() Pape trop vite institué d'une génération X mal définie, Douglas Coupland est avant tout un formidable écrivain contemporain, aux croisées des genres littéraires et cyberculturels. Extraits d'une longue rencontre avec le personnage, qui surprend par des prises de positions loin de l'académisme cyberculculturel de la génération plus ou moins spontanée qu'il a biberonnée. ![]() Votre site Coupland.com propose de nombreux textes inédits. Comment envisagez-vous la diffusion de vos écrits sur Internet ? En fait, c'est trop de travail ! Je vais simplifier tout le contenu et l'interface de mon site car c'est presque un travail à plein temps. Dès septembre, on pourra demander un ex-libris de n'importe quel article. Ce n'est pas pour gagner de l'argent : ce sera à prix coûtant du papier. Simplement, la lecture sur écran me déplaît profondément, aussi bizarre que cela puisse paraître. Seriez-vous prêt à publier un livre entier en ligne ? Non, mais pas pour les raisons financières ou économiques que l'on pourrait croire. Primo, je suis très attaché à l'objet livre, au format papier. Deuzio, j'ai une culture très liée au travail d'éditeur. L'éditeur est un filtre, une correction et un guidage nécessaires aux auteurs pour affiner leurs textes... Je pense qu'un bon éditeur est indispensable à la publication d'un livre. Etes-vous copyleft ou copyright s'agissant de l'écrit ? Je n'ai pas un avis fixe sur la question, mais pragmatiquement je ne peux être que copyleft puisque, de toute façon, on a le droit de photocopier des textes depuis 1970 ! Je ne me soucie que très peu de mes droits, même si c'est ma seule source de revenus. Le problème est qu'il va devenir de plus en plus difficile pour les jeunes auteurs de pouvoir vivre de leur prose. Mais, d'un autre côté, tout le monde est écrivain, ou du moins pense l'être. Et la diffusion à tout va d'écrits de mauvaise qualité est parfois assez ennuyeuse, car elle noie les autres textes dans un magma d'inintérêt. Et l'hypertexte ? L'hypertexte est naturel pour l'écrivain comme pour le lecteur. Nous sommes tous connectés, en permanence, à un réseau invisible de textes, d'images, de bribes et d'idées disséminées dans le grand chaos des consciences. Pour simplifier, tout est texte. Et quand j'utilisais dans Generation X ou Microserfs quelques rappels hypertextuels flagrants, je le faisais totalement inconsciemment. Ils n'étaient que des outils utiles, indispensables à la globalité de la fiction et de sa stase. La plupart des livres purement hypertextuels que j'ai vu émerger depuis me semblent trop artificiels, exagérés. L'hypertexte n'a rien à voir avec un gadget littéraire à la mode ; il est, bien au contraire, une évidence séculaire dans la manière de penser, d'agir, de débloquer de nouveaux sens. Propos recueillis par Jérôme Schmidt | ![]() | ![]() ![]()
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| ![]() | ![]() Le test L'interview ![]() ![]() Richard Stallman HyperNietzsche | |||||||||||||