Oubliez vos PDA et autres tablettes à écrans cristaux liquides, le Cybook tape carrément dans le luxe : un produit très haut de gamme donc. Le premier livre électronique français prône la redécouverte d'un plaisir de lire, loin des petits écrans monochromes de la concurrence.

Première surprise : le cybook est aussi grand (21 x 14 cm) qu'il est léger (1 035 g). Il se présente comme une tablette aux reflets anodisés dans un esprit très proche des assistants personnels haut de gamme (type Palm VX ou VII). Sa prise en main est agréable et intuitive, ses formes féminines épousant rapidement les courbes de la main. C'est un bel objet que l'on aime regarder, mais qui sait se faire très discret : l'interface a été épurée au maximum et réduite aux fonctionnalités les plus utiles. Rien en façade, mais quelques boutons trop rapprochés sur le côté qui rendent l'accès parfois aléatoire. C'est par là que l'on atteint les menus ou que l'on fait dérouler les pages.

A l'allumage, les choix proposés ne sont guère étonnants : menu des ouvrages embarqués dans la machine, icônes de contrôle de luminosité et de contraste, le tout mâtiné d'options aussi indispensables que des signets sur le dernier livre consulté, une représentation spatiale de la bibliothèque et une gestion de l'espace libre. Avantage indéniable du choix d'un écran couleur SVGA de très bonne qualité : la possibilité de lire dans le noir seul face au texte, de quoi faciliter la pratique d'une lecture dans un espace déterminé. Inconvénient majeur : mieux vaut ajuster soigneusement les réglages lumineux. A l'inverse des assistants personnels dont les écrans provoquent rarement des éblouissements, les conditions de lecture sont dans ce cas très importantes.
L'ouverture d'un texte, tout de même assez lente, révèle une finesse de piqué et un contraste quasi semblable à une impression papier. Au bas de la page, un ascenseur horizontal permet de se situer dans l'épaisseur du texte, élément très important dans l'appréciation de la progression de la lecture. Autre option intéressante, il est possible de choisir six polices différentes ou d'utiliser diverses fonctions zoom, ce qui augmente d'autant plus le confort et le plaisir de la lecture.

Si le Cybook convainc largement sur le plan de la lecture, ses autres fonctionnalités semblent tout de même plus restreintes. Certes, le Cybook intègre le browser de Microsoft, mais la seule fonction possible de navigation est trop restrictive (ni e-mail, ni téléchargement). D'une très faible capacité de mémoire -à peine 10/12 Mo si l'on prend en compte la place requise par Windows CE-, le livre de Cytale dispose d'une puissance trop faible pour rendre possible une réelle politique multimédia (sans parler des sons ou de lecture MP3, le téléchargement d'images est déjà très réduit). Etrangement, les capacités d'évolution sont tout de même très variées et semblent aller à l'encontre de la politique plutôt sécuritaire de Cytale : des ports USB, série et infrarouge appellent des fonctions communicantes accrues tandis qu'un emplacement PCMCIA peut accueillir une future carte réseau (pas de carte mémoire hélas). Soit un étrange mélange entre tradition et modernité. (...)



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