(Mais ne vous abandonne pas)

Après 20 ans de bons et loyaux services, le centre Georges Pompidou, notre Beaubourg à tous, fait peau neuve. Deux ans nous séparent maintenant de sa réouverture, deux années que l’on a envie d’égrener, comme avant, les secondes du parvis.

D’ici au 29 septembre, il faudra donc profiter des expositions proposées, notamment celle consacrée à l’art de l’ingénieur, vaste fresque de ce métier trop méconnu qui a bouleversé notre quotidien et les paysages du monde depuis deux siècles. Sur trois niveaux, de la tour Eiffel à la tour de l’infini, du pont de Brooklyn à celui de Normandie, en passant par les expos universelles et les barrages, c’est une tentative de redéfinition de notre modernité, tout en technique et poésie. Il faut saluer l’édition de l’ouvrage qui accompagne l’exposition, sous la direction d’Antoine Picon. Il fonctionne comme une véritable encyclopédie, et donne un regard précis et situationnel des ouvrages d’art, inventions et progrès techniques.
Deux autres expositions remarquables : la suite de la série « les sept péchés capitaux« , avec l’orgueil dans les arts et dans l’histoire, et celle consacrée au jeune graphiste Didier Trénet, pensionnaire à la villa Médicis. Ce dernier présente « Le jardin de ma mère, études et ruines« , un titre qui évoque notre mère à tous, la civilisation européenne dans ses beautés et ses errances.
Nous aurons l’occasion de revenir souvent à Beaubourg dans les prochains mois, car le centre s’associe avec de nombreux lieux parisiens, français et européens pour que ses collections ne restent pas décrochés trop longtemps.

Philippe Gilbert

L’art de l’ingénieur : constructeur, entrepreneur, inventeur
sous la direction d’Antoine Picon. Éditions Le Moniteur/Centre Georges Pompidou, 460 F.

PARTAGER
Article précédentThe Chemical Brothers
Prochain articleUn volcan à Paris