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J’ai épousé un communiste, un ange, un nazi, Ma femme est une sorcière, et, gardons le meilleur pour la fin, I married a monster from outer-space. En matière de noces, on ne peut pas dire que les scénaristes hollywoodiens manquent d’imagination. Malgré tout, le catalogue n’était pas tout à fait complet puisque nous avons droit à « je vais épouser la fille d’un mafioso » ou si vous préférez Mickey les yeux bleus. Michael Felgate (Hugh Grant), fringant commissaire-priseur, est follement épris de Gina (Jeanne Tripplehorn). Mais avant de lui passer la bague au doigt, 1h42 devront s’être écoulées, car sa future belle-famille fait partie de La Famille.
Si ça marche, pourquoi changer ? Lorsque l’on possède un fonds de commerce plus que florissant (au vu du nombre d’entrées de Coup de foudre à Notting Hill), autant l’exploiter jusqu’à la lie. Hugh Grant, gendre idéal à en croire toutes les belles-mères en puissance, continue donc sur sa lancée et nous refait le coup de la comédie romantique avec un mariage à la clef. C’est à se demander si l’acteur n’est pas secrètement sponsorisé par Pronuptia. La recette est à la portée de tout le monde : on transforme l’incontournable Quatre mariages et un enterrement en « quatre enterrements et un mariage » (bon d’accord, je ne les ai pas comptés, mais il y a un certain nombre de morts), on injecte un peu plus de comédie, on enlève un peu de romantisme (J.Tripplehorn n’est pas Julia Roberts ou Andie Mcdowell) et l’on obtient Mickey les yeux bleus. Bref, ce n’est pas foncièrement mauvais, mais pas foncièrement nouveau non plus. Hugh Grant use et abuse de son charme, se verrait bien en héritier du roi de la comédie américaine, Cary Grant, mais ne partage avec lui que son patronyme… Les clichés sur la mafia pullulent jusqu’aux interprètes que l’on retrouve de film en film. On imagine le casting. Quel est votre spécialité ? Moi mafioso, j’ai déjà joué le gros dur dans &numero=41&num_rubrique=13″>Mafia Blues, les gros bras dans Coups de feu sur Broadway, et je suis pressenti pour le prochain Scorsese.
Petite proposition à l’adresse des producteurs : pourquoi ne pas inaugurer un cycle sur le divorce. J’ai divorcé de Hugh Grant, j’ai divorcé des comédies romantiques, etc. Toute proposition en la matière sera la bienvenue…