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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Sur le papier, "Jackpot" a tout pour exciter. Mais sur l'écran, hormis la prestation de Cameron Diaz, tout le reste est raté et manque cruellement d'imagination.
Premier film du comédien Stuart Townsend, qui reconstitue quatre jours de manifs à travers un film choral gentil. "Bataille à Seattle" est d'une platitude bornée, dépourvu de la moindre aspérité.
Juste un honnête savoir-faire technique. Pour le reste, pas une once de passion, rien que du remplissage, tout concourant à faire du film une gentille vitrine commerciale de l'animation teutonne.
Sortie chez Dybex d'"Harmageddon" et de "Manie Manie", deux réalisations de Rintarô dont le nom résonnait à l'époque comme une formule magique, avant que l'Occident s'emballe pour l'animation japonaise.
"Wonderful town" est de ces films du Sud-Est asiatique qui, non contents de rafler des prix un peu partout, sont parvenus à déplacer le pôle d'attraction du cinéma asiatique des satellites chinois (Hong Kong, Taïwan) vers la région des tropicales maladies.
A contre-courant de la plupart des films de campus, le film montre des adolescents qui ne veulent pas perdre leur virginité. Plutôt sobre et respectueux au départ, de plus en plus parodique et grotesque par la suite, hélas.
A la demande du Festival Pocket Films, Joseph Morder a réalisé son film avec un téléphone portable. Ce qu'il en ressort ? Une existence désertée, un monde vide, des hommes tristes, une vie de cité désenchantée...
Peu audacieux mais confortablement installé entre le pôle psy (le "Hulk" de Ang Lee) et celui de l'entertainment pur ("Les 4 fantastiques"). Avec un Robert Downey Jr qui poursuit sa "rehab" hollywoodienne avec une classe épatante.
Ce n'est pas faire injure à Bonitzer que de dire que ce brillant théoricien du cinéma a jusqu'à présent du mal à trouver "son" cinéma, une identité forte, un tempérament. La preuve, encore une fois, avec son dernier film.
Le premier film de Jan Bonny aborde un sujet peu commun au cinéma, la violence conjugale, et le renverse : c'est l'homme qui est battu, pas la femme. Sans voyeurisme, ni excès.
Porté par ses dialogues aiguisés, son rythme suave et son art très sûr de la nuance douce amère, "Ciao Stefano" pourrait évoquer, le temps de quelques fulgurances, une sorte de revival nonchalant et revu à la sauce Woody Allen de l'âge d'or de la comédie italienne.
Par son usage absolument normalisé de la HD, par son souci d'épouser une temporalité urbaine en rupture complète avec les "films de calebasse", le film de Cheick Fantamady Camara agit comme un appel d'air.
Après avoir enchaîné les films-boulets sur des sectes mangeuses d'enfants, le surestimé Jaume Balaguero sort enfin, avec "Rec", un bon film de sa casquette de sympathique faiseur. Quasiment le pendant ibérique de "Blair Witch" et "The Descent".
Par ses longs plans-séquences rivés au quotidien désolé de la banlieue madrilène, "La Influencia" semble d'abord s'inscrire dans la lignée d'un cinéma d'auteur dont on n'est pas très fan en ces pages. Et pourtant...
"Jeu de dupes" est, de toute la jeune filmographie du cinéaste George Clooney, le titre sans doute le plus insignifiant, le moins ambitieux, le premier immédiatement oubliable.
Qu'attendre d'un film de Volker Schlöndorff en 2008 sinon un petit tour de piste de vieux lion du cinoche international, son pain quotidien depuis vingt ans.
Suite de l'actu Lennon, toujours pas fameuse, après le doc anémique sorti en salles la semaine dernière. Et passage, à 180°, de l'autre côté du gun, puisqu'il s'agit ici de dresser un portrait de Mark Chapman.
Dix ans plus tard, Haneke remet le couvert pour Hollywood. Mise en abîme, la partie infernale continue sur le mode "repeat" mais perd son ressort principal, l'effet première fois de la version originale autrichienne.
Dans "Yumurta", la nostalgie du pays natal et l'attrait exercé par un paysage immense sur un personnage mélancolique rappellent à certains moments les films de Ceylan.
Elle était pourtant bonne l'idée du cambrioleur vedette, du loser magnifique se rêvant pop star, signant son casse comme on signe un disque et partant cavaler avec sa belle en Amérique latine pour échapper à ses démons.
Grosse production Paramount Pictures que cette adaptation des cinq romans illustrés de DiTerlizzi et Black. Un film grand public honnête, malgré les conventions parfois pesantes.
Chronic'art #45 (mai 2008) en kiosque Xiu Xiu au Point Ephémère Kling Klang à Mains d'Oeuvres Beppe Loda au Nouveau Casino
[05.05.08]