Cinéma, Musique, Jeux vidéo, Livres, BD... discutez de l'actu sur les Forums Chro tout de suite maintenant. A vous.
A Serious man | Gainsbourg, vie héroïque | Shutter island | La Rafle | I love you Philip Morris | Mother | Où sont passés les Morgan ? | Fantastic Mr. Fox | Sherlock Holmes | A Single man
© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
Tous droits réservés
Sommaire | Abonnement | Anciens numéros

Une couverture, ça se grille. Il suffit de décrypter le titre, comme on démonte un meuble scandinave en se servant d'une encyclopédie libre qui dit oui.
Été. Premier constat[1] face à ce mot si familier, il s’agit d’un palindrome de la plus courte sorte. Autrement dit, l’opposé formel de ma phrase préférée : in girum imus nocte et consumimur igni. Pour les rachitiques du bulbe[2] et ceux que la culture n’intéresse plus après trois lettres[3], soit mon cœur de cible, je vais m’abstenir de préciser ce qu’est un palindrome, sinon par l’exemple. Qui précède[4].
Notons[5] plutôt que la traduction de cette merveille latine, en italiques obligées, diffère légèrement selon qu’on mange des cuisses de grenouilles[6] ou qu’on a les chicots en escalier[7]. Les amateurs de jambon amphibie disent ainsi qu’ils tournent en rond dans la nuit et sont consumés par le feu, tandis que les rosbifs prétendent, sourire Tetris aux lèvres, entrer dans la ronde à la nuit tombée puis être, eux aussi, consumés par le feu. Ce qui ne revient pas tout à fait à la même chose et laisse entendre que les Anglo-saxons, contrairement à nous fiers Français, sont de misérables éjaculateurs précoces[8]. Eh oui.
D’ailleurs, à celles et ceux qui ont regardé trop longtemps une fierté britannique après l’avoir polie[9], je dis en grec, comme il se doit, νίψον ανομήματα μη μόναν όψιν. « Lave tes péchés, pas seulement ton visage »[10]. Un peu de décence[11], que diable : mon père a beau ne pas me lire ici car il me trouve illisible[12], je n’en dois pas moins m’acheter une conduite[13] avant ma rentrée germanopratine[14] de primo-romancier[15]. Dont acte.
Je finirai donc en disant sobrement que l’été n’est jamais qu’une conjugaison du passé. Que tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qu’est un palindrome devraient s’appeler Bruno. Et que le dernier Chronic’art en kiosque est incidemment double comme une lecture intelligente.
[1] Engage le
jeu, que je le gagne !
[2] Oh !
Cela te perd, répéta l’écho.
[3] Bon sport,
trop snob.
[4] L’âme sûre
ruse mal.
A l’étape,
épate-la.
[5] Et on
note !
[6] L’ami
naturel ? Le rut animal.
[7] Rions noir.
[8] Emile nu a
une lime.
[9] Eros
s’essore.
[10] A Laval,
elle l’avala.
A Cuba, Anna
a bu ça.
[11] Eric notre
valet alla te laver ton ciré (ça marche aussi avec Luc).
[12] Nier est
serein.
[13] Par-delà le
drap.
[14] Réussir à
Paris : suer.
[15] Sévère mal
à l’âme, rêves.
[16] Trace-là
mon nom à l’écart.
Lire les Wikéa des Chro :
#42 (02.08)
#43 (03.08)
#44 (04.08)
#45 (05.08)
#46 (06.08)
#47 (07-08.08)
#48 (09.08)
#49 (10.08)
#50 (11.08)
#51 (12.08-01.09)
#52 (02.09)
#53 (03.09)
#54 (04.09)
#55 (05.09)
#56 (06.09)
[Juillet / Août 2009]