Cinéma, Musique, Jeux vidéo, Livres, BD... discutez de l'actu sur les Forums Chro tout de suite maintenant. A vous.
© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
Tous droits réservés
Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il est celui qui, à l'ombre envahissante des Sfar, Trondheim et consort, révolutionne la bande dessinée, sans bruit et sans complaisance. Mais Blutch, Président du Festival d'Angoulême qui s'ouvre aujourd'hui, est aussi un homme de mots, et les siens sont d'autant plus précieux qu'ils sont rares. Entretien exclusif et sans concession avec un artiste qui est une légitimation incarnée du 9e Art.
Comme tous les ans, Romain Brethes et Stéphane Beaujean de la Chro team BD nous propose un live-report from Angoulême (lire Jour 1, Jour 2 et Jour 3 - Palmarès), 37e édition de la Mecque de la bande dessinée (du 28 au 31 janvier 2010), présidée cette année par Blutch (lire notre entretien-fleuve).
Non content de rendre à nouveau disponible l'un des auteurs italiens les plus injustement oublié, ce nouveau recueil de "Marcel Labrume" offre de surcroît une photogravure nettement supérieure et une traduction plus fidèle au texte original.
Il faut le voir pour y croire. "Dungeon quest" est la première bande dessinée d'heroic-fantasy publiée à L'Association et revisitée à la sauce post-moderne du génial Sud-africain Joe Daly.
Dans la lignée des "Watchmen" et d'"American gods" (Neil Gaiman), Serge Lehman, Fabrice Colin et Gess s'interrogent sur le degré de réalité que contiennent les mythes, et sur l'influence qu'ils exerceraient s'ils étaient davantage qu'un produit de l'imagination - des êtres de chair.
Formidable Martin Veyron : le créateur de Bernard Lermite et d'Edmond le cochon n'a rien perdu de son mordant pour croquer le ridicule de l'époque. "Blessures d'amour propre", fausse suite à "L'Amour propre", est une vraie réussite.
Avec Gil Jourdan, qui fait son entrée dans "Spirou" en septembre 1956, et dont voici "L'Intégrale, Vol. 1", Maurice Tillieux signe un véritable chef-d'oeuvre d'humour et d'action au charme inoubliable qui a envoûté plusieurs générations de lecteurs.
Légendes bien vivantes de l'underground des années 1970-1980, Kiki et Loulou Picasso, membres fondateurs des mythique Bazooka, livrent une nouvelle bombe de subversion. Qui devrait faire mal lorsqu'elle éclatera.
Ce "Virginia", toute première oeuvre de Dash Shaw, à qui l'on doit l'excellent "Bottomless belly button" paru en France l'an dernier, présente l'intérêt non négligeable de lever le voile sur les véritables ressources de l'auteur.
Dans la série des auteurs du Center for Cartoon Studies publiés en France actuellement, je demande Jason Lutes, représentant à lui seul de ce que la célèbre école de "graphic novel" du Vermont a produit de plus classique et auteur de "La Cité de pierre".
De passionnantes mouvances initiées par une poignée de francs-tireurs sous la ligne de flottaison médiatique révèlent un graphisme radical qui contamine peu à peu l'art contemporain. Etats des lieux et interview des responsables de "Nazi Knife".
"La Vie est belle malgré tout" avait déjà été publiée en français chez les Humanoïdes Associés il y a plus de dix ans, mais il aura fallu attendre le mois dernier pour que le titre de Seth trouve enfin un écrin à sa mesure.
On va dire que nous sommes insupportablement pétris de contradiction, et que, décidément, cet art du contre-pied n'est qu'une posture sans épaisseur ni contenu. Compte-rendu et palmarès du Festival d'Angoulême 2009, par notre envoyé spécial, Romain Brethes.
Blain appartient à cette génération d'auteurs qui dynamitent avec plus ou moins de bonheur les codes graphiques de la bande dessinée franco-belge, pour libérer le trait des subtilités de pinceau de la ligne claire. La preuve avec ce 3e volet de la série "Gus".
La présente édition du "Rayon U" se veut à l'ancienne, elle n'évite pourtant pas d'impardonnables fautes de goût qui viennent ternir le plaisir de sa redécouverte. Reste une oeuvre immanquable du génial créateur Edgar Pierre Jacobs.
720 pages pour raconter une réunion de famille : le programme a de quoi donner des sueurs froides même au lecteur le mieux disposé. Mais Dash Shaw, jeune auteur américain qui signe là, à 25 ans, sa première oeuvre d'importance, relève brillamment le défi.
Après le brillant "Blonde platine", avec "Loin d'être parfait", Adrian Tomine quitte enfin le récit court et embrasse l'espace et le temps pour développer les traumatismes de ses héros. Une leçon magistrale sur le désenchantement et sur la déchirure entre deux cultures.
Grâce à La Rivière empoisonnée, on a accès à toute une partie de la bande dessinée outre-Atlantique qui, loin de la vision d'une Amérique triomphante, met en scène le théâtre des sentiments humains avec une âpreté qui n'existe pratiquement pas en Europe.
Les éditions belges Champaka ont eu l'excellente idée de rééditer en cette fin d'année les oeuvres complètes d'Yves Chaland, génial précurseur dès les années 1970 de la BD postmoderne. Ici, l'excellent "Coeurs d'acier".
Du "Tricheur", on ne dira jamais assez de bien à propos de son esthétique soignée dans le moindre détail, de la maquette originale en passant par la rigueur de fer des agencements de page ; tout exprime l'obsession maniaque pour l'objet. Seul problème : il n'y a pas vraiment d'histoire...
A ceux qui pensaient que le couple symbole des 90's en bande dessinée n'avait plus rien à raconter, on ne saurait trop conseiller la lecture de ce "Boboland" de Dupuy et Berberian, oeuvre importante, si ce n'est charnière, dans la carrière des récents Grand Prix du Festival d'Angoulême.