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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Dans le calendrier estival des grosses productions hollywoodiennes, "La Momie 3" occupe sans peine la place du blockbuster branquignol, fainéant comme tout, nouille d'un bout à l'autre mais au fond rigolo et sympathique.
Curieux film qui réunit dans une production française mais anglophone Agnès Merlet, une réalisatrice perdue de vue depuis dix ans et deux longs-métrages diversement appréciés, et Carice Van Houten, une comédienne néerlandaise tant aimée dans le "Black book" de Verhoeven.
Médiocre faiseur récemment tombé en disgrâce, Roger Donaldson semblait condamné aux projets foireux, dernière étape avant le cimetière des braves soldats d'Hollywood. Avec "Braquage à l'anglaise", il signe, si ce n'est une résurrection, au moins son meilleur film.
Du "Tricheur", on ne dira jamais assez de bien à propos de son esthétique soignée dans le moindre détail, de la maquette originale en passant par la rigueur de fer des agencements de page ; tout exprime l'obsession maniaque pour l'objet. Seul problème : il n'y a pas vraiment d'histoire...
Si vous n'avez jamais joué à un "MGS", mieux vaut passer votre chemin ; si vous connaissez la série, que vous avez déjà terminé "MGS4", ou si vous n'avez pas l'intention de jouer, cette chronique est pour vous (voir aussi Chronic'art #47).
Drôle de bidule que cette petite parodie de film d'horreur perdue dans une galaxie de la ringardise gauloise où séjournent "Les Charlots contre Dracula", "Frankenstein 90" ou "Dracula père et fils".
Nouveau chapitre de la petite archéologie entamée par Zootrope films sur le terrain de l'érotisme nippon des 60's / 70's. On est loin de la splendeur baroque de Masumura, ou de la radicalité sèche de Wakamatsu, mais de "Fleur secrète", on goûtera au moins les vertus purement historiques.
Jennifer Lynch cherche à tracer un sillon entre une filiation assumée frontalement et des envies palpables de mise en scène, mais qui invariablement renvoient à ladite filiation.
Le tactical-RPG de Square Enix, à déguster sur Nintendo DS, est une boîte à bonbons. Couleurs pétantes, musiques mielleuses, de la belle ouvrage à dire vrai, même si on dénote une certaine affectation pour le flonflon, le ruban et autres kitscheries.
Séisme chez Pixar : avec "WALL.E", l'univers domestique qui inspira au studio ses joyaux annuels tombe en miettes. Ou plutôt en cubes, qu'un petit robot s'acharne à empiler les uns sur les autres en de hauts gratte-ciels sur une terre dévastée.
"X-files regeneration" pose la seule question qui compte, celle qui servit de fil rouge neuf ans durant et qui brûle les lèvres des aficionados depuis bientôt six : où en sont Mulder et Scully ?
On n'avait pas vu groupe aussi authentiquement faux et sainement tordu depuis Ween. Sans doute volontairement post-modernes, usant et abusant des médias, les Flights Of The Conchords ont tout à fait brouillé la distinction entre fantaisie et réalité.
C'est lorsqu'il s'incline l'air de rien dans l'outrance la plus cruelle et la plus cauchemardesque que le film de raig Gillespie se révèle hilarant et vraiment jouissif. Excellente surprise.
Ang Lee n'avait pas respecté le cahier des charges, sa version de "Hulk" avaut été reçue vertement par ses commanditaires. La version Leterrier est dans la moyenne basse mais se laisse regarder sans déplaisir.
En un peu plus de dix ans, dix ans et huit films, le Coréen Hong Sang-soo a imposé sa musique. Aujourd'hui, le coréen se trouve à faire son film parisien, comme avant lui plusieurs stars du cinéma asiatique d'auteur.
Notre opinion sur Beck, recruteur de dream teams sachant s'entourer des meilleurs producteurs de chaque époque (Nigel Godrich par le passé, Danger Mouse aujourd'hui), n'a pas trop changé, même si ce nouvel album devrait nous faire réviser quelque peu notre jugement.
Disponible depuis fin 2007 au Japon sur le PSN, "Dark mist" a mis plus de six mois avant de débarquer en Europe. Entre-temps, le jeu s'est étoffé, et il nous arrive enfin, dans une mouture beaucoup plus complète.
Les nouvelles de "La Nuit en question" évoquent la solitude de l'homme, l'incohérence de l'existence, la mort et son absurdité, le tout à travers des personnages aux vies ordinaires, d'autres un peu moins, mais tous soumis à la quotidienneté.
Après "La Cité de Dieu", voici "La Cité des hommes", l'épisode terminal de la saga épique du Brésilien Paolo Morelli, portraits de pauvres gosses paumés entre crimes et pauvreté avec leur bidonville pour seul quotidien.
Parce qu'il n'est trop tard pour bien faire, saluons maintenant qu'il arrive en DVD, "Le Voyage du ballon rouge", dernier film en date de Hou Hsiao-hsien et excellente surprise.
Dans la galaxie sans bord du cinéma médiocre français, Rémi Bezançon fait figure d'auteur. Mais le labeur déployé se réduit à de pathétique effets atteignant un au-delà de la tautologie par où le temps qui passe ne passe plus.
Bardi Johannsson, l'homme derrière Bang Gang a rencontré Anthony Gonzales, l'homme derrière M83. Bonne pioche : il a composé avec lui deux titres et a lancé son troisième album sur des rails célestes. Ghost from the past est un bel album épique rempli de nappes de synthés.
Lecteurs, visiteurs du site, Internet, médias traditionnels... Récit quasi exhaustif et au jour le jour des effets collatéraux provoqués par "Chronic'art #46". En complément de notre dossier complet post-fake paru dans Chronic'art #47.
Le cinéma de genre espagnol, épisode 235 : après le fantastique frelaté, au tour du survival de passer à la casserole. Résultat : une soupe aux grumeaux comme on n'en fait plus, et probablement le nanar le plus dispensable de l'été.
Si le film de Laurence Ferreira-Barbosa manque clairement d'amplitude pour se transcender, "Soit je meurs, soit je vais mieux" est trop malin pour sombrer dans l'arrogance pure. Pas si mal, donc.
Loin de ses roboratifs compatriotes, les bêtes à concours Reygadas et Inàrritu, le Mexicain Fernando Eimbcke est un cinéaste frugal qui préfère vider l'espace plutôt que de le saturer.
Plus technique qu'un "Virtua tennis", "Top spin 3" demande davantage de précision, de rigueur, de stratégie et de maîtrise. Le jeu de PAM, qui tente de s'installer comme la nouvelle référence du tennis console, a ses points faibles, mais il reste solide.
Après l'inoubliable "On va s'aimer", comédie musicale sur les trentenaires tirée d'une comédie espagnole, voici "Nos 18 ans", la version Castor poche, inspirée d'un succès italien resté invisible en salles.
Kitano tente tant bien que mal de se relancer, réalisant des petits films commerciaux touchant tous les genres pour se prouver qu'il n'est pas fini. Globalement raté, mais le parti-pris kamikaze agit bien comme un électrochoc.
En lieu et place de l'adaptation shootée aux pixels attendue, nous voilà face à une impayable croûte numérique, sorte d'objet migraineux coincé quelque part entre les bidouillages acidulés de "Spy kids" et le Futuroscope.
C'est l'été, on va voir des blockbusters. Parmi les candidats, misons sur "Wanted" : ce n'est certes pas le Pérou, mais au moins, c'est une bonne occasion de prendre le pouls du cinéma d'action post-"Matrix". Diagnostic : attention aux excès, mais la santé est bonne.
Ceux qui étaient restés à la porte de l'assez difficile "Reformation post TLC" vont pouvoir remballer leurs doutes tant cet "Imperial wax solvent" renoue avec la veine la plus catchy (comprendre "les années Brix") de The Fall.
Pour passer du bon temps entre amis sur le PSN ou le XBLA, Capcom sort de son chapeau un bon vieux "run'n'gun" vertical concocté par les petites mains en charge des productions bon marché sur les services d'achat en ligne de Sony et Microsoft.
Artus Films confirme l'orientation et l'absolu bon goût de son catalogue en sortant simultanément cinq fleurons du Z français ; et votre lecteur DVD se prend soudain des allures de vieux magnétoscope des familles...
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing So So Modern à la Flèche d'Or Rotozaza Etiquette au Point Ephémère Soirée I'm A Cliché à la Flèche d'Or Prins Thomas à La Peniche Concorde Alex Smoke au Rex Club
[21.07.08]