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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Ang Lee n'avait pas respecté le cahier des charges, sa version de "Hulk" avaut été reçue vertement par ses commanditaires. La version Leterrier, qui revient à la formule séminale et au blockbuster qui fait badaboum, est dans la moyenne basse mais se laisse regarder sans déplaisir.
En un peu plus de dix ans, dix ans et huit films, le Coréen Hong Sang-soo a imposé sa musique. Aujourd'hui, le coréen se trouve à faire son film parisien, comme avant lui plusieurs stars du cinéma asiatique d'auteur.
Notre opinion sur Beck, recruteur de dream teams sachant s'entourer des meilleurs producteurs de chaque époque (Nigel Godrich par le passé, Danger Mouse aujourd'hui), n'a pas trop changé, même si ce nouvel album devrait nous faire réviser quelque peu notre jugement.
Disponible depuis fin 2007 au Japon sur le PSN, "Dark mist" a mis plus de six mois avant de débarquer en Europe. Entre-temps, le jeu s'est étoffé, et il nous arrive enfin, dans une mouture beaucoup plus complète.
Les nouvelles de "La Nuit en question" évoquent la solitude de l'homme, l'incohérence de l'existence, la mort et son absurdité, le tout à travers des personnages aux vies ordinaires, d'autres un peu moins, mais tous soumis à la quotidienneté.
Après "La Cité de Dieu", voici "La Cité des hommes", l'épisode terminal de la saga épique du Brésilien Paolo Morelli, portraits de pauvres gosses paumés entre crimes et pauvreté avec leur bidonville pour seul quotidien.
Parce qu'il n'est trop tard pour bien faire, saluons maintenant qu'il arrive en DVD, "Le Voyage du ballon rouge", dernier film en date de Hou Hsiao-hsien et excellente surprise.
Dans la galaxie sans bord du cinéma médiocre français, Rémi Bezançon fait figure d'auteur. Mais le labeur déployé se réduit à de pathétique effets atteignant un au-delà de la tautologie par où le temps qui passe ne passe plus.
Bardi Johannsson, l'homme derrière Bang Gang a rencontré Anthony Gonzales, l'homme derrière M83. Bonne pioche : il a composé avec lui deux titres et a lancé son troisième album sur des rails célestes. Ghost from the past est un bel album épique rempli de nappes de synthés.
Lecteurs, visiteurs du site, Internet, médias traditionnels... Récit quasi exhaustif et au jour le jour des effets collatéraux provoqués par "Chronic'art #46". En complément de notre dossier complet post-fake paru dans Chronic'art #47.
Le cinéma de genre espagnol, épisode 235 : après le fantastique frelaté, au tour du survival de passer à la casserole. Résultat : une soupe aux grumeaux comme on n'en fait plus, et probablement le nanar le plus dispensable de l'été.
Si le film de Laurence Ferreira-Barbosa manque clairement d'amplitude pour se transcender, "Soit je meurs, soit je vais mieux" est trop malin pour sombrer dans l'arrogance pure. Pas si mal, donc.
Loin de ses roboratifs compatriotes, les bêtes à concours Reygadas et Inàrritu, le Mexicain Fernando Eimbcke est un cinéaste frugal qui préfère vider l'espace plutôt que de le saturer.
Plus technique qu'un "Virtua tennis", "Top spin 3" demande davantage de précision, de rigueur, de stratégie et de maîtrise. Le jeu de PAM, qui tente de s'installer comme la nouvelle référence du tennis console, a ses points faibles, mais il reste solide.
Après l'inoubliable "On va s'aimer", comédie musicale sur les trentenaires tirée d'une comédie espagnole, voici "Nos 18 ans", la version Castor poche, inspirée d'un succès italien resté invisible en salles.
Kitano tente tant bien que mal de se relancer, réalisant des petits films commerciaux touchant tous les genres pour se prouver qu'il n'est pas fini. Globalement raté, mais le parti-pris kamikaze agit bien comme un électrochoc.
En lieu et place de l'adaptation shootée aux pixels attendue, nous voilà face à une impayable croûte numérique, sorte d'objet migraineux coincé quelque part entre les bidouillages acidulés de "Spy kids" et le Futuroscope.
C'est l'été, on va voir des blockbusters. Parmi les candidats, misons sur "Wanted" : ce n'est certes pas le Pérou, mais au moins, c'est une bonne occasion de prendre le pouls du cinéma d'action post-"Matrix". Diagnostic : attention aux excès, mais la santé est bonne.
Ceux qui étaient restés à la porte de l'assez difficile "Reformation post TLC" vont pouvoir remballer leurs doutes tant cet "Imperial wax solvent" renoue avec la veine la plus catchy (comprendre "les années Brix") de The Fall.
Pour passer du bon temps entre amis sur le PSN ou le XBLA, Capcom sort de son chapeau un bon vieux "run'n'gun" vertical concocté par les petites mains en charge des productions bon marché sur les services d'achat en ligne de Sony et Microsoft.
Artus Films confirme l'orientation et l'absolu bon goût de son catalogue en sortant simultanément cinq fleurons du Z français ; et votre lecteur DVD se prend soudain des allures de vieux magnétoscope des familles...
Il me dit que je manque de repères. Il fait le geste sur le bois avec ses doigts, et ça crisse. Tu vois, sans prise, ça glisse. Impossible, répète-t-il, tu ne pourras pas vivre toute ta vie comme ça. Ouais, ça casse chanmé, l'"Ere de rien".
On avait déjà été positivement impressionné par le psychédélisme envoûté du premier album de ce séminal groupe texan, et ce "Directions to see a ghost" ne semble avoir nul autre dessein que d'enfoncer le clou davantage.
Après la réussite commerciale de "Peindre ou faire l'amour", les frères Larrieu devaient tourner "un projet très ambitieux, un film urbain et international". Finalement, ils ont écrit et tourné ce film en cinq semaines seulement, et avec un petit budget.
"A Short story about Indio Nacional" a mis plus de deux ans à nous parvenir, le temps pour le jeune Raya Martin de se faire un nom dans le circuit des festivals et surtout de faire valoir une fertilité insensée.
Après avoir rendu hommage à Stevie Wonder puis collaboré avec le grand Yusef Lateef, les Belmondo réalisent ici un autre rêve en pénétrant sur les terres de la musique brésilienne.
"C'est très bien comme ça", recueil de nouvelles de l'auteur du ciné-adapté "Brokeback Mountain", mêle allègrement les époques et les genres, avec quelques étonnantes incursions du côté du fantastique.
"Hancock", mal foutu, mou, moche, n'est pas moins édifiant que n'importe quel programme de real-tv dédié au "relooking". Comme un prospectus miteux pour les vertus du "social engineering".
Dans le landernau des sujets tarte à la crème, il est des pièces montées qui vous collent des indigestions. Exemple avec cette atroce chronique ordinaire d'un festival d'Avignon, de Diastème.
Deux ans après "Baby boy Frankie", et cette fois avec Carlotta, Ronald Chammah exhume à nouveau, avec cet ovni américain de 1960 réalisé à six mains, une pépite parfaitement inconnue et tout à fait stupéfiante.
A imposer son style vague sans jamais trouver de temporalité qui lui serait propre, le film de David McKenzie ressemble à un livre illustré sans charme, suite mécaniques de rebondissements faussement retors.
On ingurgite le nouveau Dreamworks comme un soda qu'on siffle sur une aire d'autoroute un après midi de canicule ; sur le moment, ça rafraîchit, puis ça cale. Pas de maux de ventre, mais un arrière goût chimique au fond de la gorge et deux-trois gargouillis.
"Tha Carter III", sixième album de Dwayne Carter alias Lil Wayne, autoproclamé "le plus grand rappeur vivant", est devenu le premier album depuis "The Massacre" de 50 Cent sorti en 2005 à passer la barre du million d'exemplaires vendus en une semaine aux Etats-Unis. Portrait du phénomène.
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing Subtle à La Maroquinerie Q Bert au Social Club Discodeine + Glass Candy au Social Club Skylax Party à La Flèche d'Or Miss Kittin à La Péniche Concorde
[24.07.08]
[21.07.08]