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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Folie ? Chronic'art #46 était un fake intégral : de la première à la dernière page, tout ce que vous avez lu n'existe pas ; explications, impressions et récit d'un faux. Au programme aussi, un entretien fleuve avec la popstar nippone du gamedesign Hideo Kojima ("Metal gear solid 4"). Voir le sommaire complet de notre (vrai) numéro d'été.
Vraiment, on est confus pour le film, pour le tandem Levy, pour les comédiens, tant on est sensible, au fond, à l'indéniable capital sympathie qui perce la nullité de ce très gentil navet.
Second film de la fratrie Elkabetz après "Prendre femme", "Les Sept jours", qui passe du huis clos conjugal à celui du deuil en famille, option film choral, vaut aussi comme deuxième volet d'une intéressante trilogie.
Doté d'une réalisation un peu juste et d'une ambiance western manga kawaï plus folkorique que convaincante, le RPG de Media Vision ne parvient pas à se détacher de la tiédeur molle qui fait la matière de son aventure.
Réédition d'un classique de la "Terre Creuse", "La Race à venir" d'Edward Bulwer-Lytton (1803-1873) est-il ce roman sulfureux tellement vanté par Pauwels et Bergier dans leur indémodable bric-à-brac ?
La recette ne change pas sur ce "Holon" ce second volet après le fascinant "Stoa" : même atmosphère un peu clinique et conceptuelle, même système musical fascinant fondé sur la répétition et les modules.
Filmé avec des sabots, "Yvette, bon dieu !" se tient à la hauteur de ses personnages et a le mérite, dans son travail de complaisance discrète, d'épouser la temporalité de la ferme sans jamais instrumentaliser les acteurs.
"Made in Italy" est un film sur l'identité bigarrée, la réconciliation familiale, l'hommage au cinéma popu qu'on adore. Hélas, Stéphane Giusti n'en fait pas un film, mais un bout à bout d'intentions mammouthesques.
The Emperor Machine est l'extension solo du producteur Andrew Meecham, activiste electro anglais dont les premières apparitions aux côtés de son groupe Bizarre Inc. ont secoué plus d'une nuit outre-Manche au cours des années 90. Rencontre.
Apres une constellation de maxis imprégnés d'une ambiance "Chien des Baskerville" sous acide, Padded Cell repart à la charge les crocs grands ouverts et l'écume aux lèvres avec "Night must fall", un album au groove démoniaque.
Je les ai vus de mes yeux vus, j'en suis le témoignage. J'ai entendu avec le son, aussi, les gestes en flou, par contre. Ils étaient trois, deux femelles et un mâle à cheveux sur la tête. Pas une blague L'"Ere de rien".
Le film d'Ari Folman est l'un des plus précieux de l'année, une oeuvre aussi étrange que pénétrante dont la première qualité est d'imposer en douceur un univers visuel qui lui est absolument propre.
T.C. Boyle, miniaturiste des vies ordinaires, est un fantastique nouvelliste et ses "Histoires cruelles" - après "Histoires sans héros", "Histoires de mort", "Histoires d'amour" ou "Histoires bizarres" - viennent une fois encore le confirmer.
Filon vraiment exploité depuis dix ans avec "L.A. confidential", la littérature de James Ellroy se porte bien à Hollywood. Assurance tout risque question rythme et noirceur, garantie absolue d'annexer la petite histoire au grand cauchemar américain.
"Le Jour de la gratitude au travail", qui rassemble deux courts récits, comme il se doit centrés sur l'univers du travail au Japon, se révèle d'une facture plutôt honnête, bien que sans grande originalité.
Après le retour inespéré de Romero annoncé en grande pompe par "Le Territoire des morts" (2004), "Chroniques des morts-vivants" débarque de manière beaucoup plus anodine. Problème : le film arrive après "Redacted", "Cloverfield", "Rec" et compagnie...
Eric & Ramzy poursuivent dans leur veine, que "Steak" avait saignée jusqu'à les rendre exsangues : Eric continue son rôle génial d'enfant schizophrène, Ramzy s'acharne admirablement dans une sorte de flamboyance bancale.
Entre la cover de "Sergeant Pepper" et un film de Méliès, "Mabused", nouvel album de Kim Fahy après quatorze ans d'absence (!), voit coïncider sa forme et son fond, en une fresque bariolée, rétrofuturiste, et extrêmement "peuplée".
Une chronique pour un doublée : Jeremy Jay, la vingtaine, qui sort son disque sur K Records, et "Sir" Turner Cody, beatnik new-yorkais lettré, séducteur charmant volubile et songwriter prolixe.
Au fond, le problème, c'est qu'on permet à trop de gens de s'exprimer. Tu vois, dans l'ancien temps, avec les rois, les choses étaient claires et chacun de son côté, comme ça, L'"Ere de rien".
Les Wachowski, qui avaient bousculé les codes du cinéma d'action avec la trilogie "Matrix", ont fait un beau film orphelin sans parents (le film ne peut que s'approcher au plus près du fantasme du dessin animé) ni enfants (difficile de s'imaginer ingurgiter pareille potion à la chaîne).
Les Apatow-movies se suivent et se ressemblent. Comme "Supergrave", "Sans Sarah rien ne va !" permet de mesurer combien la patte du petit maître Judd Apatow repose sur des éléments déjà bien intégrés par ses disciples.
"Eldorado" est un film cuit sur le barbecue d'une aire d'autoroute, entre routiers sympas et restau-grill vide. Sauf que là il y a peu d'autoroutes et davantage de départementales chouettement paysagées...
A ceux qui pensaient que le couple symbole des 90's en BD n'avait plus rien à raconter, on ne saurait trop conseiller la lecture de ce "Boboland" de Dupuy et Berberian, oeuvre importante, si ce n'est charnière, dans la carrière des récents Grand Prix du Festival d'Angoulême.
Malgré sa direction artistique limite racoleuse à force de compiler tout ce qui avait sééduit le joueur exigeants dans "Ico", "Okami" ou "Wind waker", "Lost winds" n'est définitivement pas un jeu réservé aux gamers chevronés. Tant mieux.
Intensité, pureté, spiritualité, beauté : "Rain on the window" est un très beau disque, à la hauteur du génie du saxophoniste John Surman qui compte sans aucun doute parmi les musiciens les plus créatifs et importants de notre époque.
Je suis un cliché sur pattes et mon casual friday dure toute la semaine. Je suis une sous merde, une sombre merde, une pauvre merde, et tous les gens autour de moi se ressemblent ; le pire, c'est qu'ils m'admirent, l'"Ere de rien".
Disque mythique des sixties, "The Electric storm", du groupe-concept White Noise, est une expérience irréversible, un trip ultime, un poison psychédélique violent qui allait ouvrir des pistes musicales infinies pour les générations suivantes.
Si l'effroi et le grotesque priment désormais sur l'ampleur et la souveraineté du récit, "Phénomènes", qui porte tous les stigmates du film amoché et revenu d'entre les morts, chauffe à blanc le grand principe paranoïaque à l'oeuvre dans tous les films de Shyamalan.
Malgré ses bonnes idées et la singularité de son projet, le filmde Joachim Trier n'échappe pas à l'écueil de la caricature qui menace souvent la représentation de l'écrivain au cinéma.
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing We love border community à la Chesnaie du Roy Connaisseur Party au Social Club Guillaume Fédou à la Flèche d'Or
[04.07.08]