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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Un mois à peine après la sortie de "Night and day", suite de l'été Hong Sang-soo avec "Woman on the beach", réalisé un an auparavant, et qui se déroule, lui, dans une station balnéaire déserte, un peu froide, durassienne.
Jeu de combat polymorphe, "Super smash bros. brawl" est arrivé sur Wii pendant l'été. Sa principale innovation : un mode aventure en forme d'épopée chorale. Epique, improbable et réflexive, elle ouvre la voie et inaugure un genre hybride, l'"action figure hero adventure game".
Double chronique : "Visiter" de The Dodos, le duo tout en plumes de San Francisco qui n'a rien d'une espèce en voie de disparition, et "At Mount Zoomer" des montréalais de Wolf Parade, qui naviguent entre power-pop indé et glam rénové.
S'il court encore après son passé, le cinéma italien continue de livrer assez régulièrement des films plus que réjouissants. Gomorra est de ceux-là, et ce malgré un package cannois plutôt pesant.
Adoubé à la seule vue de "Wolf creek", shocker moyen à base de tortures et de bush australien, Greg McLean ne vaut pourtant guère mieux que les newbies qui se bousculent au portillon. Dans le même genre, on se prendrait presque à regretter le nanar "Anaconda".
En relatant alternativement les aventures de Ruth, prof d'éducation sexuelle, et de Tim, ex-musicien alcoolo et divorcé, Tom Perrotta analyse les paradoxes du fait religieux aux Etats-Unis et, surtout, offre une comédie sociale désopilante, d'autant plus irrésistible que tout y tourne autour du cul.
Les bonnes dispositions prises par "Batman begins" se confirment en apothéose. Il n'est d'ailleurs pas interdit de voir dans ce second "Batman" version Christopher Nolan le sommet de toute la saga, tant le cinéaste s'approprie la matière mythologique de l'homme-chauve-souris sans une once de second degré.
Premier film du scénariste Pierre Schoeller, où l'on aura reconnu le scénario du "Kid "de Chaplin. Un film volontaire et bancal, mais qui dans chacun de ses choix, y compris les moins convaincants, laisse sourdre une belle résolution et un certain panache.
Peu importe ce que l'écrivain finlandais le plus connu au monde a voulu dire avec ce "Cantique", pour autant d'ailleurs qu'il ait voulu dire quelque chose : l'essentiel est que ce nouveau bijou soit, comme d'habitude, l'un des romans les plus drôles et plaisants qu'on ait lus depuis des mois.
Un pied de nez fortuit (ou pas) fait débarquer en salles le nouveau long-métrage de Jiang Wen une semaine à peine après que le très poli Zhang Yimou ait réglé la mise en scène de la cérémonie d'ouverture des J.O. pékinois.
Dans le calendrier estival des grosses productions hollywoodiennes, "La Momie 3" occupe sans peine la place du blockbuster branquignol, fainéant comme tout, nouille d'un bout à l'autre mais au fond rigolo et sympathique.
Curieux film qui réunit dans une production française mais anglophone Agnès Merlet, une réalisatrice perdue de vue depuis dix ans et deux longs-métrages diversement appréciés, et Carice Van Houten, une comédienne néerlandaise tant aimée dans le "Black book" de Verhoeven.
Médiocre faiseur récemment tombé en disgrâce, Roger Donaldson semblait condamné aux projets foireux, dernière étape avant le cimetière des braves soldats d'Hollywood. Avec "Braquage à l'anglaise", il signe, si ce n'est une résurrection, au moins son meilleur film.
Du "Tricheur", on ne dira jamais assez de bien à propos de son esthétique soignée dans le moindre détail, de la maquette originale en passant par la rigueur de fer des agencements de page ; tout exprime l'obsession maniaque pour l'objet. Seul problème : il n'y a pas vraiment d'histoire...
Si vous n'avez jamais joué à un "MGS", mieux vaut passer votre chemin ; si vous connaissez la série, que vous avez déjà terminé "MGS4", ou si vous n'avez pas l'intention de jouer, cette chronique est pour vous (voir aussi Chronic'art #47).
Drôle de bidule que cette petite parodie de film d'horreur perdue dans une galaxie de la ringardise gauloise où séjournent "Les Charlots contre Dracula", "Frankenstein 90" ou "Dracula père et fils".
Nouveau chapitre de la petite archéologie entamée par Zootrope films sur le terrain de l'érotisme nippon des 60's / 70's. On est loin de la splendeur baroque de Masumura, ou de la radicalité sèche de Wakamatsu, mais de "Fleur secrète", on goûtera au moins les vertus purement historiques.
Jennifer Lynch cherche à tracer un sillon entre une filiation assumée frontalement et des envies palpables de mise en scène, mais qui invariablement renvoient à ladite filiation.
Le tactical-RPG de Square Enix, à déguster sur Nintendo DS, est une boîte à bonbons. Couleurs pétantes, musiques mielleuses, de la belle ouvrage à dire vrai, même si on dénote une certaine affectation pour le flonflon, le ruban et autres kitscheries.
Séisme chez Pixar : avec "WALL.E", l'univers domestique qui inspira au studio ses joyaux annuels tombe en miettes. Ou plutôt en cubes, qu'un petit robot s'acharne à empiler les uns sur les autres en de hauts gratte-ciels sur une terre dévastée.
"X-files regeneration" pose la seule question qui compte, celle qui servit de fil rouge neuf ans durant et qui brûle les lèvres des aficionados depuis bientôt six : où en sont Mulder et Scully ?
On n'avait pas vu groupe aussi authentiquement faux et sainement tordu depuis Ween. Sans doute volontairement post-modernes, usant et abusant des médias, les Flights Of The Conchords ont tout à fait brouillé la distinction entre fantaisie et réalité.
C'est lorsqu'il s'incline l'air de rien dans l'outrance la plus cruelle et la plus cauchemardesque que le film de raig Gillespie se révèle hilarant et vraiment jouissif. Excellente surprise.
Ang Lee n'avait pas respecté le cahier des charges, sa version de "Hulk" avaut été reçue vertement par ses commanditaires. La version Leterrier est dans la moyenne basse mais se laisse regarder sans déplaisir.
En un peu plus de dix ans, dix ans et huit films, le Coréen Hong Sang-soo a imposé sa musique. Aujourd'hui, le coréen se trouve à faire son film parisien, comme avant lui plusieurs stars du cinéma asiatique d'auteur.
Notre opinion sur Beck, recruteur de dream teams sachant s'entourer des meilleurs producteurs de chaque époque (Nigel Godrich par le passé, Danger Mouse aujourd'hui), n'a pas trop changé, même si ce nouvel album devrait nous faire réviser quelque peu notre jugement.
Disponible depuis fin 2007 au Japon sur le PSN, "Dark mist" a mis plus de six mois avant de débarquer en Europe. Entre-temps, le jeu s'est étoffé, et il nous arrive enfin, dans une mouture beaucoup plus complète.
Les nouvelles de "La Nuit en question" évoquent la solitude de l'homme, l'incohérence de l'existence, la mort et son absurdité, le tout à travers des personnages aux vies ordinaires, d'autres un peu moins, mais tous soumis à la quotidienneté.
Après "La Cité de Dieu", voici "La Cité des hommes", l'épisode terminal de la saga épique du Brésilien Paolo Morelli, portraits de pauvres gosses paumés entre crimes et pauvreté avec leur bidonville pour seul quotidien.
Parce qu'il n'est trop tard pour bien faire, saluons maintenant qu'il arrive en DVD, "Le Voyage du ballon rouge", dernier film en date de Hou Hsiao-hsien et excellente surprise.
Dans la galaxie sans bord du cinéma médiocre français, Rémi Bezançon fait figure d'auteur. Mais le labeur déployé se réduit à de pathétique effets atteignant un au-delà de la tautologie par où le temps qui passe ne passe plus.
Bardi Johannsson, l'homme derrière Bang Gang a rencontré Anthony Gonzales, l'homme derrière M83. Bonne pioche : il a composé avec lui deux titres et a lancé son troisième album sur des rails célestes. Ghost from the past est un bel album épique rempli de nappes de synthés.
Lecteurs, visiteurs du site, Internet, médias traditionnels... Récit quasi exhaustif et au jour le jour des effets collatéraux provoqués par "Chronic'art #46". En complément de notre dossier complet post-fake paru dans Chronic'art #47.
Le cinéma de genre espagnol, épisode 235 : après le fantastique frelaté, au tour du survival de passer à la casserole. Résultat : une soupe aux grumeaux comme on n'en fait plus, et probablement le nanar le plus dispensable de l'été.
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing Dial Records Night au Rex Club The Grand Summer Pary Funk à La Scène Bastille Cinéma au clair de lune à Paris Terrassa : Alexkid / Sety/ Ellen Alien sur le Bateau Concorde Atlantique Centenaire à la Flèche d'Or
[21.07.08]